En marge du sommet de l’OTAN en Turquie, le président américain Donald Trump a annoncé qu’il considère désormais le cessez-le-feu avec l’Iran comme terminé. Il a confié aux journalistes ne plus vouloir traiter avec Téhéran, qualifiant les dirigeants iraniens de peu fréquentables, tout en laissant la porte entrouverte à la poursuite des discussions, qu’il juge néanmoins peu utiles.
Cette déclaration intervient au lendemain d’une flambée de violences dans le Golfe. Mardi, l’Iran a visé au moins trois navires commerciaux traversant le détroit d’Ormuz. En réponse, l’armée américaine a mené une vague de frappes sur plus de quatre-vingts sites iraniens dans la nuit. Téhéran a répliqué en lançant des missiles et des drones contre des bases américaines situées au Koweït et à Bahreïn.
Washington a également annulé la dérogation qui autorisait la vente de pétrole iranien sur les marchés internationaux, une mesure qui avait facilité l’application du mémorandum d’entente signé en juin.
De son côté, Téhéran avait déjà estimé, avant les propos de Trump, que les frappes américaines et israéliennes avaient vidé de leur substance les éléments essentiels de l’accord de fin de guerre.
Cette escalade survient alors que l’Iran célèbre des funérailles nationales pour son ancien guide suprême, tué en février, ajoutant une tension supplémentaire à une trêve déjà fragile depuis sa signature.

