Les États-Unis connaissent leur plus importante épidémie de rougeole depuis 35 ans, avec 2 318 cas confirmés recensés depuis le début de 2026, selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). Ce bilan dépasse déjà celui de l’ensemble de l’année 2025, qui comptait 2 289 cas et trois décès.
La rougeole, déclarée éliminée du territoire américain en 2000 grâce à une forte couverture vaccinale, connaît une résurgence alimentée par la baisse des taux de vaccination et la méfiance croissante envers les autorités sanitaires, estiment les spécialistes.
Cette maladie virale très contagieuse provoque de la fièvre, des symptômes respiratoires et une éruption cutanée. Elle peut également entraîner des complications graves, notamment des pneumonies et des inflammations du cerveau, parfois mortelles.
L’Académie américaine de pédiatrie (AAP) a qualifié la situation de « crise évitable », soulignant que les enfants sont les principales victimes de cette flambée épidémique.
Les experts estiment que le nombre réel d’infections pourrait être supérieur aux données officielles, plusieurs familles opposées à la vaccination évitant également de consulter les services de santé.
Selon les autorités sanitaires, la multiplication des exemptions vaccinales non médicales et la diffusion de fausses informations sur les vaccins depuis la pandémie de COVID-19 ont contribué au recul de la couverture vaccinale dans plusieurs États.
Les épidémiologistes redoutent désormais la réapparition d’autres maladies évitables par la vaccination, comme la coqueluche, si cette tendance se poursuit.

