États-Unis | Un juge fédéral ordonne à l’administration Trump de reprendre le traitement de certaines demandes d’immigration
Columbus (Ohio), 13 juillet 2026 — Un juge fédéral de l’Ohio a infligé un nouveau revers judiciaire à l’administration du président Donald Trump en ordonnant à l’U.S. Citizenship and Immigration Services (USCIS) et au Department of Homeland Security (DHS) de reprendre le traitement de plusieurs demandes de prestations d’immigration suspendues. La décision, rendue par le juge fédéral Algenon L. Marbley, accorde une injonction préliminaire à 25 demandeurs qui dénonçaient le gel de leurs dossiers de résidence permanente, d’autorisation de travail et de documents de voyage.
Les plaignants, originaires notamment de la Birmanie, du Canada, de l’Iran, du Nigeria, de la Syrie, de la Tanzanie et du Venezuela, résident déjà légalement aux États-Unis. Le tribunal souligne qu’ils comprennent des chercheurs, des professionnels de la santé, des enseignants et des familles installées depuis plusieurs années. Le juge Marbley a estimé que le gouvernement n’avait pas démontré en quoi le maintien de ces dossiers dans une « impasse indéfinie » contribuait à la sécurité nationale.
L’ordonnance n’accorde pas automatiquement une carte verte ou un permis de travail. Elle impose toutefois à l’USCIS d’examiner les demandes en attente conformément aux lois fédérales sur l’immigration. Les formulaires I-485 (résidence permanente) et I-131 (document de voyage) doivent être de nouveau traités, tandis que les demandes I-765 d’autorisation d’emploi visées par l’ordonnance devront être tranchées dans un délai de 30 jours. Le gouvernement devra également remettre au tribunal un rapport attestant de sa conformité à cette décision.
Cette décision intervient après une autre injonction prononcée par un tribunal fédéral du Rhode Island contre des politiques similaires de l’USCIS. Ces jugements renforcent l’idée, à ce stade de la procédure, que les tribunaux fédéraux considèrent avec scepticisme les gels généralisés fondés sur la nationalité plutôt qu’un examen individuel des dossiers. L’administration Trump devrait interjeter appel, laissant aux juridictions supérieures le soin de déterminer la légalité définitive de ces mesures.

