À l’initiative du «Mouvman pou sekirite Ba-Latibonit» (MOSEBA), les cérémonies d’hommage destinées saluer l’engagement de Mario Arthur, initialement programmées au 17 juillet dernier ont dû être annulées. Pour cause, la Police nationale d’Haiti renonce à accompagner les participants attendus à la marche pacifique à Saint-Marc.
Une autre victime des atrocités des gangs armés dans l’Artibonite partie sans sépulcre. Mario Arthur (46 ans), opérateur d’engins lourds qui accompagnait régulièrement la PNH dans les opérations de destruction des installations des bandits dans l’Artibonite, a été sauvagement exécuté le 7 juillet dernier par le gang «Kokorat san ras» à Bayonnais. Son corps mutilé n’a pas pu être récupéré par sa famille pour être inhumé.
Dans l’objectif de rendre un hommage à Mario Arthur, le «Mouvman pou sekirite Ba-Latibonit» (MOSEBA) avait projeté d’organiser une marche pacifique pour saluer la mémoire de la victime. Initialement programmée à la date du 17 juillet dernier, la mobilisation à du être annulée faute d’implication de la Police dans la juridiction du Bas-Artibonite, rapporte André Saint-Louis, coordonnateur du Comité initiative de la paix dans le Bas-Artibonite (KILBA).
Engagé aux côtés des forces de police dans le combat contre les gangs criminels, Mario Arthur n’a pas pu bénéficier de la solidarité d’une institution qu’il a supportée, déplorent des notables de L’Estère. À l’instar d’autres policiers tués et mutilés par les les bandits, le natif de L’Estère est parti dans l’indifférence totale de la PNH. Aucune opération pour tenter de récupérer le cadavre n’a été exécutée, au contraire la PNH renonce à sécuriser la marche dédiée à la mémoire du disparu.

