17 juillet 2026
Haïti | Tourisme : au pays du « roi » Alix I, l’insécurité contraint Royal Caribbean à reporter ses escales à Labadee jusqu’en juin 2027
Actualités Corruption Economie Insécurité|Kidnapping Pages d'Histoire d'Haiti PHTK autorise l'occupation du pays Société Tourisme

Haïti | Tourisme : au pays du « roi » Alix I, l’insécurité contraint Royal Caribbean à reporter ses escales à Labadee jusqu’en juin 2027

Haïti | Royal Caribbean reporte toutes ses escales à Labadee jusqu’en juin 2027

CAP-HAÏTIEN — Royal Caribbean a prolongé jusqu’en juin 2027 la suspension de ses escales à Labadee, sa destination touristique située sur la côte nord d’Haïti. La compagnie invoque la persistance des risques sécuritaires et affirme maintenir sa décision afin de protéger ses passagers ainsi que les membres de ses équipages.

La mesure constitue un nouveau désaveu pour le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé, dont les déclarations sur une amélioration de la sécurité ne paraissent pas avoir convaincu les opérateurs internationaux. Labadee demeure pourtant éloignée des principaux foyers de violence de Port-au-Prince. La décision de Royal Caribbean démontre néanmoins que l’évaluation du risque dépasse désormais la seule géographie des affrontements : elle englobe la capacité de l’État à garantir les déplacements, les secours, les communications et la continuité des opérations touristiques.

La compagnie avait déjà annulé l’ensemble de ses visites prévues à Labadee pour 2026. Les escales concernées seront remplacées, selon les itinéraires, par Grand Turk, Grand Cayman, Nassau, Cozumel ou par une journée supplémentaire en mer.

Cette prolongation frappe directement les travailleurs, les artisans, les commerçants et les prestataires de services du Nord qui dépendaient de l’arrivée régulière des croisiéristes. Malgré le calme relatif observé autour de Labadie et du Cap-Haïtien, l’image internationale d’Haïti reste indissociable de la violence armée, de l’affaiblissement institutionnel et de l’incertitude politique qui affectent l’ensemble du territoire.

Au pays du « roi » Alix, les décrets et les discours officiels ne suffisent donc pas à restaurer la confiance. Une compagnie maritime internationale ne fonde pas ses itinéraires sur les promesses d’un gouvernement, mais sur des analyses de sécurité, des garanties opérationnelles et la prévisibilité institutionnelle. Le report jusqu’en juin 2027 place ainsi le pouvoir devant une réalité difficile à dissimuler : lorsqu’un navire renonce à accoster, ce sont aussi des emplois, des revenus et une partie de la crédibilité économique du pays qui restent au large.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.