PORT-AU-PRINCE — L’ancien député du Parti haïtien Tèt Kale (PHTK), Antoine Arodon, a vivement critiqué les préparatifs électoraux en Haïti, affirmant que les cartes électorales sont « abîmées » et « désuètes », tout en accusant les autorités de ne pas créer les conditions minimales permettant l’organisation d’un scrutin crédible.
Selon lui, la dégradation de la situation sécuritaire rend pratiquement impossible la tenue de véritables campagnes électorales. « Les gangs armés ont leur antenne dans presque chaque commune », a-t-il déclaré, ajoutant qu’« aujourd’hui, personne n’a la garantie de pouvoir organiser un meeting en toute tranquillité », même lorsqu’il est annoncé comme pacifique.
L’ancien parlementaire estime qu’aucun climat de confiance n’existe pour engager un processus électoral. « Les routes ne sont même pas débloquées. Il n’existe pas le moindre début de confiance », a-t-il soutenu, avant de lancer une sévère critique contre le gouvernement : « Après vingt mois, Alix Didier Fils-Aimé, cette dernière plaie, ne peut nous amener nulle part. »
L’ancien député du PHTK affirme également que le Premier ministre sait qu’aucune élection ne pourra se tenir cette année. À ses yeux, l’absence d’un calendrier électoral officiel et d’un décret électoral crédible traduit cette réalité. « S’il croyait réellement à la tenue des élections, un calendrier électoral aurait déjà été publié », a-t-il déclaré.

