WASHINGTON, 25 juin 2026 — La Cour suprême des États-Unis a donné raison à l’administration Trump, par une décision de 6 juges contre 3, en l’autorisant à mettre fin au statut de protection temporaire (TPS) accordé à plus de 350 000 Haïtiens, une décision susceptible d’ouvrir une nouvelle période d’incertitude pour ces familles établies aux États-Unis.
Le sénateur Déras avance une analyse politique sensible : selon lui, les images diffusées par le gouvernement d’Alix Fils-Aimé montrant des Conseils des ministres organisés au Palais national et un centre-ville de Port-au-Prince présenté comme sécurisé auraient pu affaiblir les arguments plaidant pour le maintien du TPS. Une communication destinée à démontrer le retour de l’autorité de l’État aurait également pu être utilisée pour soutenir l’idée que des retours en Haïti seraient envisageables.
Cette stratégie de communication a été reprise mercredi devant l’Assemblée générale de l’OEA par la ministre des Affaires étrangères Raina Forbin, qui a insisté sur la reprise des réunions gouvernementales au Palais national et les efforts de sécurisation. Des messages également présentés lors de visites diplomatiques, notamment autour du déplacement en Haïti du secrétaire d’État adjoint américain, Landau, présenté comme un signal de normalisation institutionnelle.
Pour le sénateur Déras, malgré les milliers de dollars consacrés au lobbying pour défendre les intérêts d’Haïti à Washington, le gouvernement Fils-Aimé aurait envoyé des signaux contradictoires : convaincre les partenaires étrangers que la sécurité revient, tout en sollicitant parallèlement la poursuite d’une protection migratoire fondée précisément sur l’insécurité et l’instabilité du pays.
La décision de la Cour suprême ne signifie pas une expulsion immédiate des bénéficiaires du TPS. Elle donne toutefois une marge juridique plus large à l’administration Trump pour décider de la suite. Plus de 350 000 Haïtiens attendent désormais de savoir quand et comment Washington appliquera cette mesure, alors que le débat s’installe sur les conséquences diplomatiques des images et déclarations officielles venues de Port-au-Prince.

