Il y a des joueuses qui gagnent. Et il y a Naomi Osaka, qui sait aussi marquer les esprits avant même le premier échange.
Pour son entrée en lice à Wimbledon 2026, la championne haitiano-japonaise a fait sensation en apparaissant sur le Centre Court avec une tenue inspirée du kimono japonais, réinterprétée dans le strict respect du légendaire code vestimentaire tout de blanc de Wimbledon. Une entrée remarquée, suivie d’une prestation à la hauteur de l’événement.
Face à la Française Elsa Jacquemot, l’ancienne numéro un mondiale n’a laissé planer aucun doute sur ses ambitions. Dominatrice dès les premiers jeux, Osaka a remporté le premier set 6-1 grâce à la puissance de son service et à son agressivité en fond de court.
La deuxième manche s’est révélée plus disputée. Jacquemot a élevé son niveau de jeu et a poussé Osaka dans ses retranchements, mais la quadruple championne du Grand Chelem a fait parler son expérience dans les moments décisifs pour s’imposer 7-5, sans concéder de troisième manche.
Cette victoire confirme l’excellente forme de la joueuse de 28 ans. Finaliste la semaine dernière au tournoi de Bad Homburg, Osaka semble retrouver le niveau qui lui avait permis de remporter quatre titres du Grand Chelem. Son jeu explosif paraît particulièrement efficace sur le gazon londonien.
Pour les supporters haïtiens, cette nouvelle performance a une résonance particulière. Fière de ses origines haïtiennes par son père Leonard François et de ses racines japonaises par sa mère Tamaki Osaka, Naomi continue de porter haut un héritage multiculturel qui fait d’elle l’une des personnalités les plus emblématiques du tennis mondial.
Nouvelle tenue. Nouvelle victoire. À Wimbledon, Naomi Osaka n’a pas seulement réussi son entrée : elle a envoyé un message clair à ses rivales. Elle est de retour pour viser les sommets.
Elensky Fragelus

