Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé mercredi les États-Unis à revoir en profondeur certaines de leurs politiques migratoires et sécuritaires, estimant qu’elles risquent d’affecter le bon déroulement de la Coupe du monde de football 2026, qui débute jeudi en Amérique du Nord.
Lors d’un point de presse à Genève, le responsable onusien a exprimé son inquiétude face à plusieurs incidents signalés ces dernières semaines concernant l’entrée sur le territoire américain de participants et de supporters du tournoi. Selon lui, des pratiques de profilage racial, de surveillance accrue et de contrôles jugés excessifs pourraient nuire à l’image de la compétition.
Parmi les cas évoqués figurent le déplacement du camp d’entraînement de la sélection iranienne vers le Mexique après des refus de visas visant certains responsables, le refoulement d’un arbitre somalien accrédité par la FIFA ainsi que des difficultés rencontrées par plusieurs supporters étrangers pour obtenir ou conserver leurs autorisations de voyage.
Volker Türk a rappelé que les grands événements sportifs internationaux doivent offrir un environnement sûr, inclusif et respectueux des droits fondamentaux pour les joueurs, les officiels et les spectateurs. Il a également dénoncé les discours stigmatisants visant les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile.
La Coupe du monde 2026 est organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique. La finale est prévue au MetLife Stadium, dans l’État du New Jersey.

