Un collectif se présentant sous le nom de Groupe d’Initiative (GXI) a diffusé un manifeste appelant à une campagne de désobéissance civile pour dénoncer la dégradation de la situation sécuritaire, économique et sociale en Haïti.
Intitulé « Manifeste des victimes du régime de terreur imposé par la violence politique, économique et criminelle », le document invite les citoyens à participer à une série d’actions non violentes destinées, selon ses auteurs, à faire pression sur les autorités.
Le texte demande notamment la proclamation de l’état d’urgence jusqu’à la réouverture des routes nationales et de l’aéroport international. Il préconise également le boycott de certaines activités officielles, la limitation des déplacements, le refus de payer certaines taxes locales, la réduction des transactions bancaires ainsi que diverses formes de mobilisation citoyenne.
Les rédacteurs du manifeste affirment agir au nom de victimes de violences, de citoyens affectés par l’insécurité et de personnes ayant perdu leurs moyens de subsistance. Ils estiment que ces actions constituent un moyen de protestation face à la crise multidimensionnelle que traverse le pays.

