9 juin 2026
Haïti – CEP : un scrutin annoncé sous alerte rouge, entre bras de fer politique et soupçon de 800 000 doublons
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Haïti – CEP : un scrutin annoncé sous alerte rouge, entre bras de fer politique et soupçon de 800 000 doublons

Haïti – Élections : l’ingénieur Alex Jecrois tire la sonnette d’alarme sur l’ONI et prévient le CEP face au risque d’un scrutin contesté

Port-au-Prince — Pendant que le Conseil électoral provisoire (CEP) maintient son bras de fer institutionnel avec le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé, une autre interrogation, plus technique, menace la crédibilité du processus électoral. L’ingénieur Alex Jecrois, spécialiste des systèmes informatiques, affirme observer à distance l’évolution du dossier et rappelle deux points qu’il juge déterminants avant toute consultation populaire.

Selon Jecrois, la présence présumée de 800 000 doublons dans la base de données de l’Office national d’identification (ONI) représente un signal d’alerte majeur susceptible d’affecter directement la fiabilité des listes électorales et, par conséquent, la légitimité des résultats.

Il pointe également le dossier Satori Consulting Firm, qui aurait déjà été mobilisé sous l’administration d’Ariel Henry pour un audit destiné à vérifier la fiabilité du système ONI/CEP. Pour lui, l’absence d’éclaircissements publics sur les conclusions d’un tel audit laisse planer des doutes sur la transparence technique du processus.

« Mwen fè yon silans nan moman sa a, epi m ap swiv politisyen ayisyen yo. Tout moun bliye enpòtan pwen sa yo : 800 000 doublons nan sistèm ONI a, ki mete KEP la sispèk epi ki pral andomaje rezilta elektoral la », avertit-il.

L’ingénieur dénonce une logique politique où les acteurs semblent davantage préoccupés par les avantages immédiats que par les garanties institutionnelles :

« Se adelante epi I don’t care, depi yo ban m kòb pa m nan, zafè k gade peyi », écrit-il, avant d’indiquer prendre ses distances face au déroulement des événements.

La mise en garde d’Alex Jecrois replace le débat au cœur d’un enjeu fondamental : au-delà des querelles entre la Primature et le CEP, un scrutin organisé sur une architecture numérique contestée risque d’entrer dans une crise de légitimité avant même la publication des résultats.

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