La crise institutionnelle prend une nouvelle dimension au sein du Conseil électoral provisoire (CEP). Dans une « mesure conservatoire » datée du 3 juin 2026, le CEP dirigé par Jacques Desrosiers interdit à Uder Antoine, recruté le 14 avril 2026 comme directeur exécutif de l’institution, de pénétrer dans les locaux de l’organisme électoral jusqu’à nouvel ordre.
Selon le document signé par les membres du Conseil, cette décision intervient après la circulation du nom d’Uder Antoine dans les médias comme « Directeur général du CEP choisi par le gouvernement ». Le Conseil affirme également qu’il n’a donné aucun signe de vie depuis environ 24 heures.
Cette décision marque un bras de fer ouvert entre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et une institution électorale déjà contestée. La tentative de l’Exécutif d’imposer un nouveau responsable administratif au CEP apparaît désormais comme un point de rupture dans les rapports entre les deux entités.
Le départ forcé d’Uder Antoine, considéré comme un choix porté par le gouvernement, relance les interrogations sur l’autonomie réelle du CEP, appelé constitutionnellement à organiser les élections sans ingérence du pouvoir exécutif. À quelques mois des échéances annoncées, cette confrontation interne ajoute une nouvelle zone d’incertitude à un processus électoral déjà fragilisé.


