Les répercussions économiques des tensions au Moyen-Orient frappent durement les pays en développement, contraints de mobiliser des centaines de milliards de dollars pour amortir la hausse des prix de l’énergie, selon un rapport publié lundi par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
L’agence estime que les gouvernements des pays à revenu faible et intermédiaire consacrent des ressources croissantes aux subventions des carburants, au plafonnement des prix et aux allégements fiscaux afin de protéger les ménages contre la flambée des cours du pétrole.
Selon le rapport, les subventions mondiales aux combustibles fossiles pourraient atteindre 1.100 milliards de dollars en 2026 si le baril de pétrole s’établit en moyenne à 88,60 dollars, voire 1.430 milliards de dollars dans un scénario où il grimperait à 110 dollars.
Le PNUD avertit que ces dépenses risquent de réduire les investissements consacrés à l’éducation, à la santé, aux infrastructures et à la transition énergétique. L’organisation souligne également que de nombreux pays en développement font face à cette crise alors que leur endettement est déjà élevé et appelle à un renforcement du financement international ainsi qu’à une accélération des investissements dans les énergies renouvelables.

