Dans l’ordonnance de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moise, prononcée en février 2024 par le juge instructeur Walther Wesser Voltaire, le carnet de note du chef de l’État défunt figurait parmi les pièces de la procédure. De quoi raviver les suspicions sur les motivations réelles du juge Denis Cyprien Pierre dans son arrêt-ordonnance donnant délégation à la DCPJ pour perquisitionner le domicile du responsable du RNDDH et son espace de travail afin de récupérer le carnet.
Dans l’ordonnance du juge Walther Wesser Voltaire, le cahier de note du président Jovenel Moise figurait parmi les pièces de la procédure. Le document que le journal a consulté ce vendredi confirme que dans le visa 246 de l’ordonnance, le carnet a été bel et bien mentionné par le juge Voltaire.
«246)Le procès-verbal des informations contenues dans le carnet note de marque Sirnaline retrouvé sur le bureau de la chambre du Président Jovenel Moise», révèle l’ordonnance, ce qui revient à questionner les motivations réelles du juge à la Cour d’appel, Denis Cyprien Pierre dans son arrêt-ordonnance à instruire la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) à perquisitionner le domicile du directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance comme son lieu de travail.
Du train que ça va, certaines voix remettent en question l’intégrité du juge et posent le débat sur l’opportunité de son arrêt-‘ordonnance prononcé sur le carnet. Le juge Denis Cyprien Pierre avait-il eu le temps de replonger dans le document pour y puiser des détails ? Se questionnent plus un. Pourquoi évoquer le carnet dans l’arret-ordonnance pour justifier son absence, alors que le document complétait les autres pièces déjà consultées dans le cadre de l’enquête ? Comment un juge peut-il être désavoué par un autre sur le même dossier? À quel moment le document avait-il été égaré ? Des interrogations qui nourrissent des préoccupations sur l’avenir de l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moise
«Par ces Motifs, nous délégation au Responsable de la Direction Centrale de la Police Judiciaire de passer des instructions formelles au Service compétent de sa Direction détenant éventuellement le carnet de notes du Président Jovenel Moise de l’acheminer, en notre Cabinet sis à l’adresse susmentionnée ; Si non, de procéder à une perquisition systématique dans les locaux du bureau du sieur Pierre Espérance ainsi dans sa résidence privée sise à Delmas 75 », avait-il écrit dans l’arret-ordonnance truffé de confusions, selon des observateurs.
Hervé Noël

