29 mai 2026
Mondial 2026 : le seul Grenadier basé en Haïti attend toujours son visa pour les États-Unis
Actualités Sport

Mondial 2026 : le seul Grenadier basé en Haïti attend toujours son visa pour les États-Unis

Mondial 2026 : le dossier Woodensky Pierre relance les questions sur l’efficacité de la diplomatie haïtienne

À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, Woodensky Pierre, seul joueur de la sélection haïtienne évoluant encore en Haïti, attend toujours son visa américain pour rejoindre les Grenadiers dans leur camp de préparation en Floride. L’information, révélée par l’Associated Press, intervient alors que l’équipe nationale s’apprête à participer à son premier Mondial depuis 1974.

Milieu défensif du Violette AC, Pierre continue de s’entraîner à Pétion-Ville pendant que ses coéquipiers, tous basés à l’étranger, se préparent à retrouver la sélection. Selon la Fédération haïtienne de football, plusieurs responsables fédéraux seraient également en attente de documents de voyage pour les États-Unis.

Le dossier dépasse désormais le cadre sportif. Dans un contexte où les autorités multiplient les déclarations sur la participation future de la diaspora à d’éventuelles élections nationales, cette situation soulève des interrogations sur la capacité opérationnelle de l’appareil diplomatique haïtien à défendre efficacement les intérêts de ses ressortissants et de ses représentants officiels.

Le contraste apparaît d’autant plus marqué qu’Haïti cherche à projeter une image de normalité institutionnelle sur la scène internationale. Si un joueur sélectionné pour représenter le pays à la plus importante compétition sportive mondiale demeure bloqué dans l’attente d’un visa, certains observateurs s’interrogent sur les défis administratifs que représenterait l’organisation d’opérations électorales impliquant plusieurs millions de membres de la diaspora répartis à travers le monde.

Pour le moment, Woodensky Pierre poursuit son entraînement en espérant recevoir à temps l’autorisation de rejoindre ses coéquipiers. Son cas constitue néanmoins un rappel des difficultés auxquelles Haïti demeure confrontée dans ses relations internationales, bien au-delà des terrains de football.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.