Le président de la Commission municipale intérimaire du Cap-Haïtien, Michel Saint-Croix, a dévoilé vendredi une série de dispositions visant à réorganiser la circulation, renforcer la salubrité et encadrer l’occupation des espaces publics dans le centre-ville.
Ces annonces ont été formulées lors d’une conférence de presse tenue au salon de la mairie, au cours de laquelle le responsable municipal a présenté ce qu’il décrit comme une démarche de réorganisation urbaine destinée à restaurer l’ordre dans plusieurs zones jugées encombrées ou insalubres.
Michel Saint-Croix a d’abord insisté sur la nécessité de rétablir la vocation première des espaces publics. Selon lui, les trottoirs devront être exclusivement réservés aux piétons, les voies publiques à la circulation automobile et les marchés aux activités commerciales.
Dans cette perspective, l’administration municipale prévoit une réorganisation immédiate des abords de la Basilique Notre-Dame du Cap-Haïtien. Les motocyclettes à deux roues ne pourront plus stationner devant l’édifice religieux ni traverser cet espace.
Le président de la commission municipale a expliqué que cette décision vise notamment à préserver la propreté et le caractère symbolique du site religieux.
Parallèlement, plusieurs tricycles motorisés auraient déjà été soumis à un paiement forfaitaire dans le cadre des mesures engagées par la mairie. Michel Saint-Croix a précisé que les propriétaires souhaitant récupérer leurs véhicules devront fournir des documents légaux, notamment les pièces d’immatriculation requises.
Le responsable municipal a également annoncé la mise en application d’un arrêté adopté antérieurement par la délégation départementale et la mairie, interdisant l’entrée des petits tricycles motorisés dans la ville.
Dans le prolongement de cette politique, la mairie entend lancer officiellement l’« opération chaplet », accompagnée d’une note administrative et d’une campagne de sensibilisation diffusée à l’aide de truck sound. Cette initiative vise principalement à mettre fin à l’occupation des trottoirs par les étalages commerciaux.
Selon Michel Saint-Croix, certaines pratiques observées dans les espaces marchands du centre-ville compliqueraient la libre circulation des passants et contribueraient au désordre urbain.
L’opération prévoit ainsi la libération progressive de plusieurs axes stratégiques, notamment les rues reliant 2A à 2L, 6A à 6L ainsi que 7A à 7L. Toutefois, la rue 8 ne sera pas concernée dans l’immédiat, en raison des conséquences liées à l’incendie ayant récemment détruit le marché Clugny.
Le président de la Commission municipale intérimaire a par ailleurs annoncé l’entrée en vigueur, dès le 1er juin 2026, de nouvelles règles relatives à la circulation et à la gestion des déchets dans le centre-ville et à la cité christophienne.
Selon les orientations présentées, les véhicules se dirigeant vers l’autre côté du pont devront emprunter la voie de Samarie, tandis que ceux entrant dans la ville passeront par le pont de la rue 5 au niveau du boulevard.
La mairie prévoit également une réorganisation du système de collecte des déchets ménagers. Le mode traditionnel de ramassage devrait être progressivement abandonné au profit d’une collecte effectuée directement devant les résidences. Les citoyens devront néanmoins se procurer eux-mêmes les sacs destinés à l’entreposage des ordures.
Parmi les autres mesures annoncées figure la création prochaine de stations réservées aux tricycles motorisés. Celle située à proximité du centre professionnel, sur la rue 0L, devrait être déplacée en raison des nuisances signalées dans le secteur, notamment les déchets accumulés, les eaux stagnantes et les nuisances sonores affectant des établissements scolaires et sanitaires avoisinants.
Enfin, Michel Saint-Croix a indiqué vouloir rétablir l’ancien mode de circulation sur la rue 15L, laquelle serait réservée uniquement aux camionnettes afin de faciliter les déplacements aux abords des établissements scolaires.
Les autorités municipales préviennent que le non-respect de ces nouvelles dispositions pourra entraîner l’application des sanctions prévues par la législation en vigueur.
Gislène Guerrier
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