Le président de New England Human Rights Organization (NEHRO), Josué Renaud, a vivement dénoncé les orientations politiques et juridiques du gouvernement de doublure d’Alix Didier Fils-Aimé, qu’il considère comme « un grand danger pour Haïti ». Selon lui, l’équipe au pouvoir s’éloigne totalement de sa mission transitoire, qui devait se limiter au rétablissement de la sécurité et à l’organisation d’élections « acceptables pour tourner la page de cette « transition qui n’en finit pas' ».
Au centre de ses critiques figure un projet de décret de plus de 300 articles, assimilé par Dr Renaud à une tentative de livrer les ressources minières nationales à des intérêts étrangers. Il estime qu’un gouvernement de transition, dépourvu de légitimité populaire et constitutionnelle, ne peut engager durablement l’État haïtien dans des accords touchant à l’exploitation du sous-sol national.
Le dirigeant de la NEHRO affirme également que les travaux autour d’un nouveau décret électoral constituent « le plus grand affront fait à la Constitution de 1987 ». À ses yeux, l’exécutif chercherait à substituer des actes réglementaires à l’ordre constitutionnel, au risque de revenir à une logique d’élections contrôlées par le pouvoir politique plutôt que par une autorité électorale doté d’une certaine indépendance.
Josué Renaud invoque, enfin, l’article 149 de la Constitution pour soutenir que l’actuel chef du gouvernement devrait quitter la Primature le 7 juin prochain, « s’il se respecte lui-même », tout en affirmant qu’il aurait démontré « son incapacité et son incompétence » à répondre aux attentes de la transition. Doutant de la capacité de l’équipe Fils-Aimé à organiser des « élections libres et crédibles », il appelle la population haïtienne à « ouvrir les yeux » et à sanctionner politiquement des dérives qu’il juge contraires aux intérêts fondamentaux de la nation.
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