Près des trois quarts des pays de l’Union européenne ont déjà recours à des outils d’intelligence artificielle pour le diagnostic médical, a indiqué lundi l’Organisation mondiale de la santé dans un rapport inédit.
Selon cette première analyse exhaustive, 74 % des États membres utilisent l’IA pour l’imagerie médicale, la détection des maladies ou l’aide à la décision clinique, tandis que 63 % ont recours à des chatbots pour améliorer l’implication des patients.
Le rapport souligne une adoption rapide, portée par la volonté d’améliorer la qualité des soins. Toutefois, il met en avant des défis importants, notamment la formation du personnel de santé et la nécessité d’encadrer l’usage de ces technologies.
Près de la moitié des pays ont déjà créé des postes spécialisés en IA et en science des données dans le secteur de la santé. Par ailleurs, 80 % des États impliquent les parties prenantes dans l’élaboration des politiques de gouvernance de l’IA.
L’OMS appelle à renforcer les compétences des professionnels et à garantir une utilisation éthique et transparente, afin d’éviter les inégalités et de maintenir la confiance du public.

