Résident du quartier de Bel-Air, Kervens Evenson Edmundo Calixte (28 ans) quittait sa maison vendredi pour se rendre à un bureau de transfert lorsqu’il a été abattu par des policiers retranchés dans un véhicule blindé à Poste-Marchand. Son père, Évens Calixte, dénonce un cas de bavure policière inacceptable.
Inquiets par l’absence prolongée de Kervens Evenson Edmundo Calixte, parti pour effectuer un transfert, ses proches ont entrepris des recherches afin de le localiser. Après des heures d’angoisse et d’appels téléphoniques infructueux, la famille a finalement été informée de la mort tragique du jeune homme. Selon le père du défunt, des policiers l’auraient exécuté après un bref échange, au cours duquel ils n’auraient pas été convaincus par les explications fournies sur les raisons de son déplacement.
Le cœur lourd et la gorge nouée, son père raconte les nombreuses épreuves surmontées pour récupérer le corps. Après le crime, le cadavre a été dissimulé sous une montagne d’ordures avant d’être incendié par les meurtriers. Des témoins ont cependant rapporté à la famille avoir identifié la victime grâce aux indices liés à ses vêtements, son chapeau et son téléphone portable retrouvé à proximité de la scène du crime.
Père d’un garçon de 5 ans, Kervens Evenson Edmundo Calixte s’était converti à l’islam dès son jeune âge. Depuis les événements troublants ayant commencé à la fin du mois de février 2024, il avait limité ses déplacements. Sous le nom d’Abdoul Abdoulah, adopté après sa conversion, il gérait une petite entreprise de boissons gazeuses.
Évenson Calixte dénonce cette exécution attribuée à une bavure policière et menace d’engager des poursuites contre les coupables.
