Face à la crise du système de santé canadien, marqué par des temps d’attente prolongés et une pénurie de médecins de famille, la médecine privée est souvent proposée comme une solution.
Toutefois, l’Association médicale canadienne (AMC) appelle à l’interdiction des paiements pour des procédures autrefois couvertes par les systèmes publics et met en garde contre l’externalisation des services.
Les médecins du Québec quittent le système public pour ouvrir des cliniques privées, tandis que l’Ontario finance des opérations dans des cliniques privées.
L’AMC, après avoir consulté 10 000 professionnels de la santé et patients, soutient que la privatisation mène à des coûts plus élevés et à une qualité de soins inférieure.
Le rapport affirme que les pénuries de personnel de santé s’aggravent avec le recours aux agences privées.
Le gouvernement fédéral, bien que responsable des paiements de transfert conditionnels aux provinces, doit naviguer entre les pressions des entreprises et les besoins des patients pour toute évolution vers la privatisation.

