par Elensky Fragelus
Depuis leur arrivée au pouvoir, les membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et le Premier Ministre Garry Conille semblent se complaire dans une routine inefficace. Leurs visites répétées à la centrale thermique privée E-Power, qui alimente l’État haïtien en électricité, illustrent leur incapacité à sortir du statu quo énergétique.
Plutôt que de s’attaquer aux racines du problème en adoptant des mesures innovantes, ils perpétuent une dépendance coûteuse et insoutenable aux énergies fossiles.
La situation énergétique en Haïti est critique. Les centrales thermiques, comme celle d’E-Power, continuent de dominer la production d’électricité. Or, ces installations sont non seulement polluantes, mais elles dépendent aussi des fluctuations des prix du carburant sur le marché international, rendant l’approvisionnement en énergie incertain et coûteux pour un pays en crise.
Le gouvernement de transition aurait dû prendre l’initiative de diversifier les sources d’énergie du pays. Les énergies renouvelables représentent une alternative viable et durable. L’Haïti dispose d’un potentiel énorme en matière d’énergie solaire, éolienne, et hydroélectrique.
En investissant dans ces technologies, non seulement le pays pourrait réduire sa dépendance aux importations de combustibles fossiles, mais il pourrait aussi créer des emplois locaux, stimuler l’économie, et améliorer la qualité de vie des Haïtiens.
Des exemples d’autres nations montrent que cette transition est possible. Le Costa Rica, par exemple, a réussi à produire la quasi-totalité de son électricité à partir de sources renouvelables. Si un petit pays d’Amérique centrale peut atteindre un tel exploit, pourquoi pas Haïti ?
Le manque de vision et de courage politique du gouvernement de transition est à blâmer. Au lieu de se concentrer sur E-Power ou Varreux (ex Sogener), les autorités devraient s’engager fermement dans un plan national pour les énergies renouvelables. Un tel plan pourrait inclure des incitations fiscales pour les investissements dans l’énergie verte, le développement d’infrastructures pour intégrer l’énergie renouvelable au réseau national, et la formation de main-d’œuvre spécialisée.
Le gouvernement de transition doit cesser de jouer la carte de la complaisance et prendre des mesures audacieuses pour transformer le paysage énergétique d’Haïti. L’avenir du pays dépend de cette transition vers les énergies renouvelables, qui offrirait une solution durable aux défis actuels tout en assurant un meilleur avenir pour les générations à venir.
Elensky Fragelus

