À peine enclenché, le nouveau processus initié par «Fanm yo la» visant à désigner une nouvelle représentante du secteur «femme» au Conseil électoral provisoire (CEP) fait l’objet de contestations. Des organisations de femme appellent au respect de leur vote ayant déjà confirmé le choix d’Yves Marie Édouard.
La Plateforme des femmes organisées pour le développement de l’Artibonite (PLAFODA) et le Mouvement des femmes des Nippes (MOFANM-NIP) renouvellent leur attachement au choix d’Yves Marie Édouard devant représenter le secteur «femme» au Conseil électoral provisoire (CEP). En parallèle, les organisations dénoncent toute nouvelle initiative visant le remplacement d’Yves Marie Édouard dans l’institution électorale.
Pour la coordinatrice de la PLAFODA, Louisette Vertilus, la démarche engagée par «Fanm yo la» avec le soutien d’autres organisations dont la Fédération des organisations de femme pour l’égalité des droits humains (FEDOFEDH) s’apparente à une bouteille à l’encre autant qu’elle génère de la confusion et des doutes. Le document élaboré sur les étapes de l’élection dans son essence comporte des caractères discriminatoires. Accorder deux heures d’horloge aux organisations de la province pour pouvoir voter, alors que celles concentrées à Port-au-Prince détiennent toute la journée est scandaleux. Les candidates seront déclarées que lors du vote, une imposition contraire à l’exercice transparent, denonce Louisette Vertilus sur les ondes de Radio Caraïbes.
La coordinatrice du MOFANM-NIP, Marie-Carme Sinéas Dumelfort est sans équivoque en ce qui concerne le choix d’Yves Marie Édouard. Pour elle, toute nouvelle élection organisée visant le remplacement d’Yves Marie Édouard ne sera pas reconnue. Sur les ondes de Radio Kiskeya, elle met en garde le Conseil présidentiel de transition (CPT) quant à la possibilité d’encourager un processus parallèle à celui déjà bouclé par le Dialogue inter-femme (DIFE).
Hervé Noël

