29 septembre 2026
Haïti : Peut-on demander à une population tenue en otage par 12.000 individus armés d’aller aux élections afin de choisir ses dirigeants ?
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Haïti : Peut-on demander à une population tenue en otage par 12.000 individus armés d’aller aux élections afin de choisir ses dirigeants ?

Le Premier ministre haïtien , le Docteur Garry Conille, le 3 juillet 2024 , au cour de la réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies a déclaré ce qui suit par rapport à la situation de violence en Haïti qui perdure  depuis plus de trois ans: « 12 000 individus armés tiennent en otage une population de 12 millions d’habitants –  À ce stade décisif, aucun projet, qu’il soit économique ou politique, ne peut être abordé sans aborder la question de la sécurité. »

En situation de prises d »otages, les victimes , peuvent avoir différents attitudes et  comportements  face à leurs ravisseurs :

–  La soumission par nécessité : Les otages peuvent adopter une attitude de soumission afin de minimiser les risques pour leur vie. Cela peut inclure suivre les ordres et éviter toute action qui pourrait aggraver la situation.

–  La recherche de stratégies de survie : Certains otages cherchent activement des moyens de négocier ou de gagner la confiance de leurs ravisseurs pour améliorer leurs chances de libération. Cela peut impliquer de maintenir un dialogue ouvert et de chercher des compromis.

– La résistance passive ou active : Dans certains cas, les otages peuvent choisir de résister activement ou passivement à leurs ravisseurs. Cela peut aller de refuser de coopérer à des tentatives d’évasion, en fonction des circonstances et des opportunités disponibles.

Le gouvernement américain a établi plusieurs principes et lignes directrices pour traiter avec les prises d’otages. Voici quelques-uns des principes généraux :

–  Non-négociation avec les terroristes : L’une des lignes directrices fondamentales des États-Unis est de ne pas céder aux demandes des terroristes ou des preneurs d’otages. Cela vise à décourager d’autres prises d’otages et à ne pas financer le terrorisme par le paiement de rançons.

– Priorité à la sécurité des otages : Le gouvernement américain met l’accent sur la sécurité et le bien-être des otages. Les opérations sont planifiées avec pour objectif principal de protéger les otages et de les ramener sains et saufs.

– Coordination et communication : Il y a une forte emphase sur la coordination entre les agences gouvernementales, les forces de l’ordre locales et les partenaires internationaux pour gérer efficacement les crises de prise d’otages. La communication avec les familles des otages est également une priorité pour maintenir la transparence et fournir un soutien.

-Utilisation de la force en dernier recours : Bien que la priorité soit la négociation et la résolution pacifique des prises d’otages, les forces américaines sont préparées à utiliser la force militaire en dernier recours pour sauver des vies si nécessaire.

Cependant lorsqu’il s’agit des 12.000 preneurs d’otages haïtiens comptés et identifiés par le  Docteur Garry Conille exerçant tout type de violence sur  12 millions de victimes en Haïti  , étonnamment, les États-Unis changent de principe : Ils  veulent donner la priorité au conseil électoral dans un contexte de violence des gangs et de crise humanitaire en Haïti.

En effet,  des responsables américains ont demandé au Premier ministre haïtien de donner la priorité à la création d’un conseil électoral alors que le pays s’efforce de reconstruire son gouvernement dans un contexte de violence endémique des gangs.

« Cette étape cruciale donnera au peuple haïtien l’occasion de choisir démocratiquement ses dirigeants pour la première fois depuis des années », a déclaré Brian Nichols, secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires de l’hémisphère occidental, qui s’exprimait après une réunion entre le secrétaire d’État américain Antony Blinken et le Premier ministre haïtien Garry Conille la veille.

Est-ce cette même logique qui a poussé , en dépit du fait que  Carrefour et Gressier soit à feu et à sang,  les policiers kenyans à vouloir sécuriser … l’ambassade américaine ?

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