Près de 200 millions d’Américains sont inscrits sur les listes électorales pour les élections de 2024. Cependant, seules 538 voix électorales décideront finalement de la présidence. Sur ces 538 votes, 437 sont déjà décidés, tandis que 101 restent indécis. Parmi ces 101, seuls 9 ont le potentiel de faire basculer le résultat.
Les 437 votes prévisibles proviennent des États bleus ou rouges, où le résultat du vainqueur est presque certain. Quatre-vingt-douze votes sont en Floride, Pennsylvanie, Michigan, Ohio et Colorado, qui sont des États clés ou swings. Dans ces États, aucun des deux partis ne détient une majorité claire et le résultat du vainqueur est donc incertain. Les Etats suivent un système où le vainqueur remporte tout (winner-takes-all), signifiant que le candidat qui remporte le vote populaire dans l’État reçoit toutes les voix électorales de cet Etat.
Les neuf autres votes cruciaux sont en Maine et Nebraska. Ces États utilisent une méthode d’attribution proportionnelle (proportional or split allocation), dans laquelle les votes électoraux sont répartis en fonction du pourcentage du vote populaire obtenu par chaque candidat.
Contrairement aux électeurs des États clés, ceux du Maine et du Nebraska ne sont pas obligés de voter selon le vote populaire (not bound) ou leur engagement (pledge). Cela les rend particulièrement importants dans le processus électoral.
Même si les États n’ont pas le même nombre d’électeurs, le système électoral n’est pas aussi antidémocratique que le suggèrent certains critiques. Sauf dans le Maine et le Nebraska, les votes de la majorité dictent les votes des électeurs ; par conséquent, le pouvoir d’élire le président reste entre les mains de « nous, le peuple ».
Bobb Rousseau, Ph.D.
Consultant en politiques

