Le peuple haïtien ne voit pas encore le bout du tunnel, après les 33 mois du pouvoir lénifiant d’Ariel Henry. Les nouvelles autorités haïtiennes semblent prioriser le discours à l’action, alors que les scandales de corruption et les actes criminels des gangs se multiplient
L’ombre des gangs criminels plane toujours sur Haïti, rendant la vie insupportable pour des millions de citoyens, malgré les promesses incessantes des nouvelles autorités et de la force multinationale dirigée par les policiers kenyans. Depuis leur prise de fonction, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le Premier Ministre Garry Conille, et le chef de la police Rameau Normil n’ont cessé de lancer des promesses à tout va, mais sur le terrain, les actions concrètes se font attendre, laissant la population dans un état de désespoir croissant.
Des promesses sans lendemain
À chaque discours, à chaque conférence de presse, les responsables haïtiens et leurs partenaires internationaux assurent qu’ils sont déterminés à rétablir la sécurité et à combattre les gangs. Pourtant, ces déclarations semblent être de simples effets d’annonce, sans réelle stratégie ni plan d’action efficace. Le Premier Ministre Garry Conille, malgré ses nombreux engagements, n’a pas réussi à apporter des solutions tangibles à la crise sécuritaire. Le chef de la police, Rameau Normil, quant à lui, continue de faire face à une police nationale démotivée et sous-équipée.
L’ombre de la corruption
Les informations diffusées par les médias font état de nombreux actes de corruption au sein des nouveaux dirigeants. Ces scandales accentuent la déprime ambiante, faisant penser que tout espoir de voir une amélioration des conditions de vie de la population n’est qu’illusion.
La force multinationale en échec
L’arrivée des policiers kenyans, partie de la force multinationale de sécurité, avait suscité un mince espoir parmi la population. Mais cet espoir s’est rapidement dissipé face à l’incapacité de ces forces à contenir la violence des gangs. La coordination entre les différentes unités de sécurité semble déficiente, et les interventions sporadiques n’ont pas réussi à déloger les criminels de leurs bastions.
Un climat d’insécurité intenable
Pendant ce temps, la population haïtienne vit un véritable calvaire. Les gangs règnent en maîtres sur environ 80% de la région métropolitaine de Port-au-Prince et plusieurs localités dans les provinces. Ils pillent, tuent, kidnappent et violent en toute impunité, plongeant les habitants dans la terreur. Des milliers de personnes ont été forcées de fuir leurs foyers, leurs maisons incendiées par les criminels. Ces déplacés internes, souvent sans accès à la nourriture ni à l’eau potable, survivent dans des conditions précaires.
L’éducation en otage
La situation est particulièrement dramatique pour les enfants et les jeunes. Près de 80% des élèves de la région métropolitaine ne peuvent plus se rendre à l’école, les établissements étant fermés ou sous la menace constante des gangs. Cette interruption prolongée de l’éducation compromet gravement l’avenir d’une génération entière.
Des autorités déconnectées de la réalité
Le Conseil Présidentiel de Transition et ses leaders semblent de plus en plus déconnectés des réalités du quotidien haïtien. Leur incapacité à traduire leurs paroles en actes concrets et efficaces renforce le sentiment d’abandon parmi la population. Chaque nouvelle annonce est accueillie avec scepticisme, les Haïtiens étant lassés des promesses non tenues.
Rien que des pétards mouillés
Les nouvelles autorités haïtiennes et leurs partenaires internationaux, malgré leurs nombreuses promesses, n’ont jusqu’à présent pas réussi à apporter la sécurité et la stabilité tant attendues. Les gangs continuent de semer la terreur, et la population, exsangue, ne sait plus à quel saint se vouer. Les effets d’annonce sans actions concrètes ne suffisent plus. Haïti a besoin de solutions réelles et immédiates pour sortir de cette crise sécuritaire.
Elensky Fragelus

