La délégation kényane, qui devrait débarquer en début de semaine à Port-au-Prince, ne pourra pas trouver mieux que ce dernier décor bien planté par les gangs à Sapate pour prouver la nécessité du déploiement des forces étrangères dans le pays.
Mariani, ce nouveau « territoire perdu », devrait être le centre des principaux sujets de discussion entre Ariel Henry, Maria Salvador et le chef du Cabinet présidentiel kényan, durant sa visite « téléguidée » de trois jours en Haïti. À la rigueur, le rapport de BINUH sur la violence « programmée » des gangs dans l’Artibonite, un autre décor, sera analysé, car les Kenyans viennent redécouvrir Haïti le 5 décembre 2023 avant le débarquement de leurs troupes, éventuellement, en février 2024.
Ariel Henry, qui, selon un quotidien dominicain, doit plusieurs mois d’arriérés de salaire au personnel diplomatique à l’étranger, devrait réciproquement ouvrir une ambassade à Nairobi. Cette démarche, en référence à la Constitution de 1987, sera illégale car aucun Premier ministre n’est habilité à accréditer des ambassadeurs, encore moins sans la ratification du Sénat.
« Gang nan Mariani, gang nan Savien, gang la Croix Perisse », la société civile du Haut et Bas-Artibonite dénonce la complicité des autorités en place ne se montrant pas à la hauteur de leurs tâches en dépit que la Caricom s’affaire à donner un autre « accord » à Ariel Henry à Noël 2023.
Soulignons que le nom du Premier ministre de facto, Dr. Ariel Henry, est cité une nouvelle fois dans l’Affaire de l’assassinat de Jovenel Moïse. L’inculpé Felix Badio, selon un texte de presse en circulation, aurait affirmé de ses cellules étant, qu’il avait bel et bien communiqué avec Ariel Henry avant et après l’assassinat de Jovenel Moïse, comme l’indiquent des relevés d’appels de la Digicel obtenus par la DCPJ en 2021.

