Ariel Henry pourra-t-il ignorer que le Président Biden a grandement besoin des votes des six membres du Congrès qui ont exigé sa démission pour défier la majorité républicaine?
Avec l’expulsion du Congrès américain de l’ancien représentant George Santos, RN.Y. et le départ de Kevin McCarthy, la marge des représentants républicains à la Chambre des représentants aux États-Unis tombe à seulement deux à la fin de l’année.
Au début 2024, la Chambre des représentants des États-Unis comptera 220 républicains et 213 démocrates en exercice, avec deux sièges vacants.
Une majorité de 218 voix est nécessaire pour adopter une loi, ce qui signifie que le Parti républicain ne peut se permettre de perdre que deux voix pour adopter un projet de loi. Si la majorité républicaine au Congrès perd trois voix, cette proposition législative échouera.
Le gouverneur de New York. Kathy Hochul, une démocrate, a déjà fixé des élections spéciales pour le troisième district de Santos le 13 février 2024.
Le gouverneur de Californie Gavin Newsom, également démocrate, doit annoncer une date d’élection spéciale dans les 14 jours suivant la sortie de McCarthy.
Cela signifie que l’Administration Biden a besoin de toutes les voix et de tous les votes de ses 213 représentants démocrates pour défier la majorité républicaine et espérer même de lui ravir en 2024 le poste de « Speaker « en 2024. Elle ne peut se permettre d’ignorer aucun des représentants démocrates au Congrès.
Ce qui fait, aujourd’hui, la voix et le vote de chaque représentant démocrate au Congrès devient extrêmement important pour le Président Biden en cette année électorale de 2024 où le Congrès américain aura à se prononcer sur de grands dossiers comme celui de » l’impeachment » du Président Biden, du budget, de la guerre en Ukraine, de la situation à Gaza et en Israël, etc…..
Donc lorsqu’un groupe de six(6) parlementaires démocrates a demandé vendredi dernier à l’administration Biden de retirer son soutien au projet d’intervention militaire multinationale en Haïti, ainsi que son appui au Premeir ministre de facto, Dr Ariel Henry, suspecté dans l’assassinat de Jovenel Moise, cela ne saurait ne pas « attirer l’attention » du Docteur Ariel Henry qui s’est toujours montré indifférent face à la souffrance du peuple haïtien mais très attentif face aux préoccupations de ses tuteurs étrangers.
En effet dans une lettre adressée au secrétaire d’État Antony Blinken et dirigée par la députée Ayanna Pressley (D-Mass.), six législateurs démocrates ont déclaré que l’administration devrait plutôt s’efforcer d’empêcher les gangs du pays d’avoir accès à des armes et à des munitions illicites.
« Une autre intervention armée étrangère en Haïti n’aboutira pas à la nécessaire transition vers un gouvernement démocratique menée par les Haïtiens, mais risque au contraire de déstabiliser davantage le pays, de mettre en danger davantage de personnes innocentes et d’enraciner le régime actuel, illégitime », écrivent-ils.
Le Premier Ministre de facto, Ariel Henry, a toujours manifesté son mépris et son insensibilité face à la douleur et la souffrance du peuple haïtien confronté quotidiennement à des exactions les unes les plus cruelles que les autres des gangs armés criminels placés aux quatre coins du pays.
La semaine dernière encore, il a apporté d’autres preuves de ce grand mépris lorsqu’il a été rapporté que « Parce qu’elle refuse de faire l’amour avec le chef de gang du baz Grand Grif, Luckson Elan, Micheline Dor, 22 ans, a été tuée de plusieurs balles, jeudi dernier. Elle a reçu de deux balles au niveau de son vagin. ». Le chef de la Primature a tout simplement ignoré une telle information.
Cependant lorsqu’il s’agit de situations ou d’informations ayant des liens avec ceux qui l’ont placé et maintenu jusqu’à présent à la tête du pays, suite à l’assassinat du Président Jovenel Moïse, le PM de facto est très réactif.
Et il faudra surveiller des changements dans son attitude dans les jours qui viennent, car selon les informations rapportées il aurait passé plus de 4 heures hier samedi à la table des négociations à l’Hôtel Montana à la deuxième rencontre plénière entre les acteurs politiques haïtiens et le groupe des Éminents Personnalités de la Caricom qui sont également des intermédiaires entre l’administration Biden le gouvernement de facto et les acteurs polis haïtiens dans ce dossier.
Il est prévu qu’il répondra présent également à la troisième réunion plénière programmée pour ce dimanche à 9 heures AM.
En d’autres temps , ce dimanche, Ariel Henry serait en Argentine, à la cérémonie de Passation de pouvoir où Javier Milei devient le nouveau président .
Des observateurs se demandent si enfin le Docteur Ariel Henry comprend qu’il faut changer d’attitude et se montrer raisonnable.
Ariel Henry pourra t-il ignorer que le Président Biden a grandement besoin de considérer les votes des six membres du Congrès qui ont exigé sa démission pour défier la majorité républicaine, s’interrogent-ils ?

