8 octobre 2026
Le Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince nie l’existence de la liberté d’expression comme un des droits fondamentaux des Droits Humains
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Le Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince nie l’existence de la liberté d’expression comme un des droits fondamentaux des Droits Humains

La liberté d’expression bafouée en Haïti : Une dénonciation ferme et un appel au respect des droits

La liberté d’expression est un droit fondamental, inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, permettant à chacun d’exprimer ses opinions, même si elles sont controversées. Il s’agit d’un pilier essentiel de l’État de Droit et de la promotion des droits humains.

Pourtant, malgré les dispositions légales et les traités internationaux protégeant ces libertés, une récente violation de ces droits a été observée en Haïti. Le militant politique, Dzine Capé-vert, a été violemment maltraité, traîné et battu par des agents de police en présence du Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Me Jean Edler Guillaume, le 30 octobre 2023. Cette agression a suscité l’indignation et la colère.

Selon l’article 12 du code d’instruction criminelle, le rôle du Commissaire du Gouvernement est de poursuivre les délits dans le but de protéger la société et ses intérêts. Cependant, les actes perpétrés dans cette affaire soulèvent des questions sur la légitimité de ces actions et sur la possibilité qu’elles soient motivées par des pressions hiérarchiques.

En tant que défenseur des droits humains, il est impératif de dénoncer fermement de tels actes qui compromettent les acquis démocratiques. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme interdit la torture et les traitements inhumains ou dégradants. De plus, elle garantit le droit à la liberté d’opinion et d’expression, ainsi que la protection contre toute forme de persécution pour ses opinions.

La constitution haïtienne, conforme à l’acte d’indépendance de 1804 et à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, protège également ces droits fondamentaux.

Il est essentiel de rappeler que de nombreuses personnes ont sacrifié leurs vies et leurs nuits pour défendre la liberté d’expression, un droit conquis au prix du sang. En aucun cas, des actions visant à satisfaire un gouvernement illégal ne doivent permettre de restreindre ce droit.

Cet incident révèle un potentiel danger pour la démocratie en Haïti. Il est inacceptable que des actes aussi violents et contraires à l’ordre public se produisent en présence d’un Commissaire de Gouvernement, qui devrait symboliser l’ordre et la justice.

Il est impératif que des mesures soient prises à un niveau élevé pour garantir l’ordre et la tranquillité, et pour sanctionner les responsables de ces actes. La démocratie, le respect des droits et une société juste doivent prévaloir.

L’appel est clair : il faut respecter les droits fondamentaux de chaque individu, notamment le droit à la liberté d’expression, sans aucune discrimination.

« Seul le peuple est souverain. »

Vive la démocratie ! Vive le respect des droits ! Vive une société juste !

Me. Louimann MACEUS, Av. Sec. Gl. ECCREDHH Défenseur et Éducateur aux droits humains Spécialiste en Droits Humains et en Droit International Humanitaire CUHD/GENÈVE. Membre Amnesty International. Spécialiste en Politique Publique des Droits de l’Homme à IPPDH/CIDH/Mercosur. Point Focal OSI-HAÏTI (Objectif Sciences international). Courriel : ethnojuriste@gmail.com

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