Note de conjoncture
Le RDNP prend régulièrement acte de la publication des résultats des enquêtes menées par l’ULCC sur un certain nombre d’institutions et de personnalités publiques dans le cadre de sa mission. Loin d’être satisfaisant, ce travail constitue toutefois un pas dans la bonne direction.
La lutte contre la corruption doit être générale et menée de manière responsable par les institutions créées à cette fin. C’est la raison pour laquelle le RDNP encourage tous les secteurs intéressés à se solidariser de l’ULCC afin qu’elle puisse combattre avec efficacité les cas de corruption recensés dans l’administration publique haïtienne.
Les différents rapports publiés par l’ULCC et les autres institutions de contrôle, notamment la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif, montrent que toutes les instances de l’État sont gangrenées par la corruption.
Ce mal chronique, qui hypothèque la croissance et le développement économique du pays, doit être combattu afin que les principes de bonne gouvernance finissent par inspirer le comportement de nos dirigeants. La finalité de ce combat citoyen est le respect du bien public. Le souci du bien commun a été toujours au centre de nos préoccupations et le restera.
Le RDNP, respectueux des principes, des lois de la république et soucieux de l’intérêt général, demande à la Justice haïtienne, à travers les parquets des différentes juridictions du pays, de mettre l’action publique en mouvement contre tous ceux-là qui ont détourné les fonds publics. Car, en agissant de la sorte, les corrompus et les corrupteurs menacent pareillement la paix et la stabilité de notre société.
Le cas de l’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA) et/ou du Ministère de l’Éducation Nationale n’est pas un échantillon représentatif. Il serait souhaitable que l’institution de contrôle mette aussi l’emphase sur d’autres entités; tels que : l’Office Assurance-Véhicules Contre Tiers (OAVCT), les Douanes, l’Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN), l’Autorité Portuaire Nationale (APN), l’Office Nationale de l’Aviation Civile (OFNAC), les ministères et la NATCOM dans laquelle l’État est actionnaire de manière à s’assurer de la généralisation de la lutte contre la corruption.
Nous tenons à rappeler qu’en absence de l’autorité de contrôle de l’action gouvernementale qu’est le parlement, il est important que la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif se prononce sur la régularité et la conformité des dépenses publiques engagées dans les ministères et les organismes autonomes en les auditant sur une base régulière.
Pour être efficace, la lutte contre la corruption ne doit pas être menée de manière sélective mais globale et dans la transparence. Le RDNP compte sur l’impartialité des enquêteurs qui doivent écarter toute idée de vengeance et de persécution politique afin d’éviter la déconsidération de cette instance étatique. Nous ne devons pas oublier que le respect et la bonne gestion de la chose publique sont importants aussi bien pour la mise sur pied d’un vrai État de droit que pour la lutte contre les inégalités.
Pour la commission intérimaire
Wadner Edouard,
Dr Louis-Charles
Me Conde Samson….ing
Dr Nordain

