7 octobre 2026
Comité de Sanctions : La société civile haïtienne et des personnalités internationales alertent l’ONU sur le scandale de la CIRH et les liens douteux d’Ariel Henry avec les gangs
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Comité de Sanctions : La société civile haïtienne et des personnalités internationales alertent l’ONU sur le scandale de la CIRH et les liens douteux d’Ariel Henry avec les gangs

Appel de la Société Civile Haïtienne et de personnalités internationales au Comité de Sanctions de l’ONU concernant le scandale de la CIRH et les liens présumés d’Ariel Henry avec les gangs criminels

L’ensemble des leaders progressistes haïtiens et personnalités internationales dont la Fondation Frantz Fanon, la Brigada Dessalines au Brésil, la Coalition des personnes d’ascendance africaine déclarent prendre acte de l’annonce de la publication prochaine par le Comité de sanctions de l’Organisation des Nations-Unies (ONU). Néanmoins, les signataires exigent l’application des sanctions à des responsables qui ont accéléré le chaos en Haiti, supporté Ariel Henry et dilapidé les fonds de CIRH.

Dans une lettre ouverte adressée à l’Ambassadeur Michel Xavier BIANG, Président du Comité des Sanctions des Nations Unies, un groupe d’organisations et de personnalités haïtiennes et internationales exprime leurs préoccupations quant aux omissions inquiétantes dans le rapport du groupe d’experts des Nations Unies sur Haïti. Ces omissions pourraient affecter l’objectivité de la future liste des personnes et entités sujettes à être sanctionnées en lien avec le financement des gangs criminels, le blanchiment des avoirs et la corruption institutionnalisée en Haïti.

La résolution 2653/2022 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, adoptée le 21 octobre 2022, impose des mesures de sanctions, notamment l’interdiction de voyager, le gel des avoirs et un embargo sur les armes ciblé, en réponse à la situation en Haïti. Le Comité des Sanctions, créé en vertu de cette résolution, a pour mandat de désigner les personnes et entités visées par ces sanctions.

Les organisations signataires dont le PAPDA, KSIL, KONBIT, NEHRO entres autres, expriment deux préoccupations majeures. Tout d’abord, elles craignent que la liste des personnes et entités à sanctionner soit incomplète. Elles demandent que le Comité des Sanctions prenne en compte les listes déjà publiées par les États-Unis et le Canada, afin de garantir l’authentification des critères de sélection des personnes à sanctionner.

De plus, elles soulignent la nécessité pour le Comité des Sanctions de se pencher sur les agissements des États Membres de l’ONU qui alimentent le trafic illégal d’armes et de munitions en Haïti. Elles appellent à une prise en compte du rapport de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) paru en mars 2023.

Les signataires exigent également que tous les biens et montants saisis appartenant aux sanctionnés soient intégralement mis à la disposition d’Haïti pour contribuer à sa reconstruction, en mettant l’accent sur le renforcement des secteurs de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et de la production nationale.

En outre, les organisations et personnalités signataires déplorent le silence du rapport onusien sur des questions sensibles, telles que la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) et les soupçons d’implication de l’actuel Premier ministre de facto, Ariel Henry, avec des gangs. Ils réclament une enquête approfondie sur ces questions.

« Les organisations et personnalités signataires déplorent le silence du rapport onusien : – sur le dossier scandaleux de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH ) et sur les graves soupçons évoqués par le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) dans un rapport d’enquête concernant l’actuel Premier ministre de facto Ariel Henry, entre autres, sur ses liens suspects avec des gangs« .

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