8 octobre 2026
L’ingérence étrangère est un des facteurs d’instabilité en Haïti, selon la représentante de la Russie au Conseil de Sécurité de l’ONU
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L’ingérence étrangère est un des facteurs d’instabilité en Haïti, selon la représentante de la Russie au Conseil de Sécurité de l’ONU

Mme ANNA M. EVSTIGNEEVA, de la Fédération de Russie, a relevé lundi lors d’une séance au Conseil de Sécurité, que la situation en Haïti demeure extrêmement difficile avec notamment la violence des gangs gagnant des territoires jusque-là épargnés. 

La représentante a pris note des efforts déployés par l’ONU et d’autres organisations humanitaires pour appuyer la population civile, dénonçant les attaques contre les convois humanitaires et leurs pillages.  Elle a dit suivre de près le déploiement de la MMAS qui devra présenter au Conseil de sécurité ses règles de recours à la force et sa stratégie de sortie. 

Elle a pris note des voix, y compris celle de la diaspora, qui se sont exprimées contre les interventions étrangères au motif qu’elles s’étaient soldées par des échecs. L’ingérence étrangère est un des facteurs d’instabilité en Haïti, a renchéri la déléguée dénonçant aussi les sanctions unilatérales qui ont fait sombrer le pays dans une crise de l’État. Haïti n’a plus d’institutions étatiques élues démocratiquement depuis six mois, a souligné la déléguée.

Pour la représentante, il faut un règlement politique répondant aux besoins des Haïtiens et qui soit acceptable par toutes les parties. 

Elle a regretté le fait que le meurtre du Président Jovenel Moïse n’ait toujours pas été élucidé deux ans après.  Il aurait été difficile de s’attendre à un autre résultat puisque l’enquête est menée par le pays dont des citoyens sont suspectés du meurtre du Président, a-t-elle commenté.  Elle a appelé à ce que cette « tragédie qui a mis le feu aux poudres » fasse l’objet d’une enquête transparente. 

Elle a aussi demandé à faire la lumière sur les sources et les itinéraires de contrebande d’armes en Haïti, y compris celles venant des États-Unis. 

Il faut mettre à jour la liste des individus désignés par le Comité des sanctions créé par la résolution 2653 (2022) afin de stabiliser la situation, a encore recommandé la représentante qui a conclu en dissuadant la communauté internationale de mettre en place à Port-au-Prince des dirigeants soutenus par l’Occident.

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