Contrairement à Haïti, où la communauté internationale accorde des pouvoirs complets au gouvernement de transition dirigé par le Dr. Henry, qui s’apprête à nommer illégalement et en dehors de la Constitution un ambassadeur pour le Kenya, les États-Unis, le président Joe Biden n’arrive toujours pas à combler le vide laissé par le départ de 31 ambassadeurs dont les mandats ont pris fin.
Trente et un pays, y compris Haïti, où le Chargé d’Affaires a une grande influence sur le régime de facto mis en place suite à un tweet au lendemain de l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse. Il s’agit du nombre de pays dans le monde qui n’ont actuellement pas d’ambassadeur américain en poste en raison d’une sorte de « paralysie » du Sénat américain, où leurs nominations sont soit bloquées, soit en attente dans un processus de confirmation long.
« Le travail de nos ambassadeurs est essentiel pour notre sécurité nationale. Mais ils ne peuvent pas accomplir cette tâche s’ils ne sont pas confirmés », a déclaré Matthew Miller, porte-parole du département d’État, dans un récent tweet sur son compte Twitter pour tenter de faire la lumière sur ce problème.
La liste comprend également plusieurs pays importants du Moyen-Orient tels qu’Israël, l’Égypte et le Liban, où l’absence d’un ambassadeur est particulièrement notable à un moment où la région est au bord d’une crise majeure suite aux attaques du Hamas en Israël et à la réponse de Tel-Aviv à l’attaque terroriste.
Outre Haïti et les Bahamas, les États-Unis n’ont pas de diplomate en chef au Pérou, en Équateur, au Guatemala, en Colombie et à la Barbade.
La grande majorité des autres pays se trouvent en Afrique et en Asie du Sud-Est.
Ce blocage s’explique en partie par le système américain de nomination des ambassadeurs. Une fois que le président a nommé son candidat, celui-ci doit être confirmé par la commission des affaires étrangères du Sénat, puis par l’assemblée plénière de la chambre haute.
Cependant, compte tenu du règlement intérieur du Sénat, tout membre de la commission a le pouvoir d’interrompre temporairement une nomination s’il a des objections à l’encontre du candidat.
Pour cette raison, et bien que les républicains soient minoritaires dans la chambre haute, ils ont pu ralentir le processus de confirmation dans le but de faire pression sur l’administration pour qu’elle retire son candidat et en nomme un qui corresponde à leurs préférences.
Il s’agit également d’une stratégie utilisée par l’opposition pour obtenir des concessions de la part de l’administration en place.

