8 octobre 2026
La crise haïtiano-dominicaine : le président Luis Abinader, un homme à la folie des grandeurs dépassant les moyens de sa politique
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La crise haïtiano-dominicaine : le président Luis Abinader, un homme à la folie des grandeurs dépassant les moyens de sa politique

Les signes cliniques de la schizophrénie paranoïde chez le président dominicain Luis Abinader autour de la question de la construction du canal d’irrigation sur le sol haïtien dérivé de la rivière massacre séparant les deux pays aux alentours de Ouanaminthe/Dajabón montrent un homme dépourvu de toute compréhension de droit international public en affichant une mégalomanie hors nature.

Depuis des semaines, Haïti et la Républicaine dominicaine de Luis Abinader connaissent une situation délicate, d’un côté avec la fermeture totale des frontières de la RD, et de l’autre, avec la construction d’un canal d’irrigation par les paysans haïtiens entamée sous la présidence de Monsieur Jovenel Moïse. Un projet qui a mobilisé toute une nation à chaque sortie de presse du président dominicain actuel démontrant une arrogance inouïe. La diaspora haïtienne de tous les coins du monde fait entendre sa voix et contribue à cette cause pour la finalisation du Canal pendant que monsieur Abinader tente de creuser à la va-vite un douzième canal sur la rivière massacre pour empêcher à l’eau de couler sur le territoire haïtien, un comportement inepte que le Traité de Paix et d’Amitié signé entre les deux pays pour un usage équitable des eaux frontalières condamne dès sa signature en 1929. Ne respectant pas ces accords, la République D’Haïti se trouve en position de demander des explications à la RD sur les réels motifs de cette deuxième prise sur la rivière massacre qui tire son nom d’un génocide perpétré sur le sol dominicain par son gouvernement sur des haïtiens en octobre 1937 faisant près de 30 000 morts. Une situation qui provoque encore des frustrations car les dominicains, pour la plupart de descendance haïtienne, considèrent les haïtiens comme des ennemis.

Dans un climat de tension exacerbée avec Santo Domingo de Luis Abinader, le peuple haïtien a déjà décidé de s’en passer des mesures prises par le président dominicain. De l’Onu à l’OEA, et même au sein de la politique dominicaine, nul n’est en mesure de justifier un tel comportement d’un chef d’Etat obstiné à déraciner les Haïtiens en terre voisine, même ceux qui sont nés en RD de parents des deux côtés de la frontière, à cause d’une haine raciale sans égale. Aujourd’hui encore, ils pillent, violent, bastonnent et tuent les haïtiens en piétinant toute notion de droit international privé et de droits humains. A titre d’exemple, citons le cas de Stephy Graph Cadichon qui a été brutalement violée en RD à l’aéroport international Las Amicas par un officier d’immigration, nommé Carlos Renso Jimenez Rosario. Un acte odieux et crapuleux que le Ministère de la femme en RD reconnait sa véracité, et la population haïtienne demande justice aux instances concernées pour cette jeune femme.

Vouloir faire obstacle au projet d’irrigation des paysans de Ouanaminthe en essayant de faire flèche de tout bois, le président Abinader se retrouve entre l’enclume et le marteau, particulièrement par l’une des décisions prises pour faire pression sur les haïtiens, celle de fermer complètement et unilatéralement ses frontières avec Haïti, une action qui a provoqué une dégringolade considérable dans l’économie de son pays. On peut lire dans les colonnes de Listín Diario, un journal dominicain, les mécontentements de certains hommes d’affaires dominicains. Ensuite, la reprise des travaux de canalisation pour une prise de plus sur la rivière suscite la grogne de certains citoyens dominicains car cela aurait un impact sur leur plantation de manière négative puisque ces travaux ont été déjà mis à l’écart à cause des jugements techniques pertinents faits par les autorités précédentes. Cependant, l’inhabilité de Abinader à se faire reconduire à la tête du pays lui enfonce chaque jour de plus dans une crise plus profonde avec Haïti en prenant des mesures hors normes.

De phases discussives mensongères à l’insuccès, le président Abinader ne cesse d’additionner des échecs politiques criants qui menacent sa réélection. Essayant d’esquiver toutes les remarques racistes dont dévoile sa posture d’homme d’Etat à l’université Colombia (NY) pendant sa visite le 12 septembre dernier, la jeune étudiante Lizzy George-Griffin n’a pas hésité à lui rappeler les crimes haineux dont sont victimes les haïtiens en terre dominicaine. Durcir le ton face à une population qui se bat pour sa fierté et sa dignité ne fait que contribuer à conscientiser beaucoup plus d’haïtiens pour cette cause commune.

Enfin, la population haïtienne, ainsi que quelques figures de la presse dominicaine, notamment Colombia Alcantara, exprime sa vive préoccupation face à l’attitude du président se demandant encore pourquoi est-ce qu’un simple canal d’irrigation fait surgir tous ces symptômes d’un homme souffrant de schizophrénie ? Jusqu’où est-il prêt à aller dans ses folies de déviation de la rivière ? Quel serait le véritable problème de cet homme ? Le peuple haïtien demeure pleinement attaché à ses valeurs nationales tout en laissant ouverte la porte pour tout dialogue constructif et respectueux. Entre temps, les citoyens restent déterminés à poursuivre les travaux sur le Canal jusqu’à sa concrétisation.

Jean-Luc SAINFIRMIN

Licencié en Relations internationales

sainfirmin7@gmail.com

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