Mardi 3 octobre 2023 ((rezonodwes.com))–
La Cour suprême du Brésil a prononcé des peines de prison sévères à l’encontre de trois partisans de l’ancien président d’extrême droite, Jair Bolsonaro, pour leur implication présumée dans une tentative de coup d’État lors des émeutes de Brasília en janvier. Moacir José dos Santos, 52 ans, a été condamné à 17 ans de prison, tandis que Joao Giffoni, 26 ans, et Davis Baek, 42 ans, ont écopé de peines de 12 et 14 ans respectivement. Ces trois individus ont également été condamnés à des amendes substantielles.
Les émeutes ont éclaté le 8 janvier 2022, une semaine après l’investiture du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva. Des milliers de personnes refusant d’accepter son élection en opposition à Jair Bolsonaro ont envahi la place des Trois pouvoirs à Brasília, un lieu emblématique au cœur de la démocratie brésilienne. Les manifestants ont pris d’assaut le palais présidentiel, le Parlement et la Cour suprême, rappelant les événements de l’assaut du Capitole à Washington par les partisans de Donald Trump en janvier 2021.
Les dégâts causés lors des émeutes étaient considérables, incluant la destruction d’œuvres d’art inestimables dans les bâtiments futuristes conçus par l’architecte Oscar Niemeyer. Le juge rapporteur, Alexandre de Moraes, a affirmé que Moacir José dos Santos faisait partie d’un « groupe criminel » cherchant à provoquer une « rupture institutionnelle par un coup d’État, une intervention militaire et la fin de l’État de droit démocratique ». Santos a été condamné pour plusieurs chefs d’accusation, dont « coup d’État » et « abolition violente de l’État de droit démocratique ».
Dans un procès précédent en septembre, trois autres personnes avaient déjà été condamnées à des peines allant de 14 à 17 ans de prison en relation avec ces émeutes. Jair Bolsonaro, alors aux États-Unis le 8 janvier, fait l’objet d’une enquête pour déterminer s’il a joué un rôle d’instigateur des violences, une implication qu’il nie catégoriquement. Les autorités brésiliennes ont engagé des poursuites contre un total de 232 personnes, tandis que les enquêtes se poursuivent pour identifier les « cerveaux » du complot et établir les responsabilités au sein de la police et de l’armée.

