9 octobre 2026
G20 Biden à New Delhi, Guterres évoque une famille «dysfonctionnelle»
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G20 Biden à New Delhi, Guterres évoque une famille «dysfonctionnelle»

Le G20 à New Delhi : une famille mondiale « dysfonctionnelle » selon Guterres

Le G20 a récemment pris ses quartiers à New Delhi, où le président américain, Joe Biden, a été accueilli avec sourire lors d’une courte cérémonie d’accueil. Ce sommet international réunit les dirigeants des vingt premières économies mondiales, mais il est qualifié de « dysfonctionnel » par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Alors que l’économie, le climat et même la situation en Ukraine sont au centre des discussions, l’absence notable de Vladimir Poutine et Xi Jinping montre à quel point cette famille mondiale est en crise.

Le G20, un rendez-vous diplomatique majeur, a suscité une mobilisation exceptionnelle en Inde, où le premier ministre Narendra Modi souhaite renforcer sa position sur la scène diplomatique mondiale. Les rues de New Delhi sont parées d’affiches à l’effigie des délégations du G20, et la sécurité a été renforcée, les commerces restant fermés pendant la durée du sommet.

Le choix de l’Inde en tant qu’hôte du G20 n’est pas anodin. Le pays, en tant que nation la plus peuplée du monde, est considéré comme ayant l’agilité nécessaire pour rassembler les leaders mondiaux, même sur des sujets aussi délicats que l’Ukraine. Le président français, Emmanuel Macron, lui-même souhaite approfondir la coopération avec l’Inde.

Cependant, l’absence de dirigeants russes et chinois, entre autres, souligne les fractures qui traversent cette « famille mondiale », comme l’a souligné Antonio Guterres. Les divisions, les tensions et la perte de confiance au sein du G20 font planer la menace d’une fragmentation et, à terme, d’une confrontation.

Les sujets de discorde au sommet sont nombreux, de la guerre en Ukraine à la transition énergétique en passant par la restructuration de la dette. Il est difficile de prévoir une déclaration finale qui puisse faire consensus.

Les États-Unis, conscients de l’importance du G20 en tant que mécanisme de coordination, souhaitent le maintenir au centre de l’attention internationale, même s’ils doivent mettre de côté leurs désaccords avec certains pays, comme l’Inde sur la question des sanctions contre la Russie ou les droits de l’homme.

Pour les États-Unis, l’objectif principal à New Delhi est d’accroître les capacités de financement de la Banque mondiale afin de contrer les investissements massifs de la Chine dans les pays développés à travers son initiative des « Nouvelles routes de la soie ». Les enjeux économiques sont donc au cœur de cette réunion.

L’Inde et la Chine, parmi les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre au monde, insistent sur le fait que les pays occidentaux, responsables historiques de la pollution, doivent prendre une responsabilité plus importante dans la lutte contre le changement climatique.

Le G20 à New Delhi se déroule dans un contexte géopolitique complexe, avec la guerre en Ukraine en toile de fond et la montée en puissance de la Chine, qui conteste la suprématie américaine. Narendra Modi a également exprimé son souhait d’élargir le groupe à un G21, avec l’inclusion de l’Union africaine en tant que membre permanent, un projet qui semble faire consensus parmi les leaders présents.

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