11 octobre 2026
Kenya | Soldats britanniques accusés d’abus physiques et sexuels lors de la formation annuelle des militaires des forces de défense kényanes
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Kenya | Soldats britanniques accusés d’abus physiques et sexuels lors de la formation annuelle des militaires des forces de défense kényanes

Editorial du journal Nation Africa

« Prévenir les abus perpétrés par des troupes étrangères« 

Le respect mutuel et l’avantage bilatéral devraient être les pierres angulaires des relations entre nations, écrit le journal Kenyan Nation Africa dans un éditorial publié le 30 juillet dernier. Ce principe devrait guider la coopération entre le Royaume-Uni et le Kenya. Néanmoins, l’accord de coopération en matière de défense entre les deux pays a malheureusement conduit à des abus aux dépens du pays hôte, rappelle l’éditorialiste.

Selon le journal, les communautés d’accueil des soldats britanniques au Kenya, continuent de payer un prix élevé en dépit que « le Kenya tire certains avantages de ces relations, étant un marché pour les produits et les fournitures logistiques destinés aux soldats britanniques et profitant de la formation annuelle de 1 000 soldats des forces de défense kényanes ainsi que de la construction d’infrastructures« .

Le pouvoir législatif, indique Nation Africa « face aux crimes commis par les soldats britanniques lors de leurs exercices, les législateurs kenyans cherchent à amender l’accord pour que le meurtre soit désormais soumis à la juridiction du pays d’accueil ».

L’unité de formation de l’armée britannique au Kenya (BATUK) a violé les lois kényanes et internationales relatives aux crimes commis par des militaires et à la préservation de l’environnement, souligne l’éditorial indexant l’impunité sévissant dans ce pays. « Les coupables semblent souvent échapper à toute sanction. Des abus physiques et sexuels sur des femmes kényanes ont été commis par certains de ces soldats« .

L’auteur du texte revient sur deux année en arrière pour rappeler un événement malheureux et meurtrier survenu dans une ville kenyane. « Des incidents tels que l’incendie déclenché par des soldats britanniques en 2021 à Nanyuki, ayant entraîné la mort de 50 personnes, et le meurtre non résolu d’une citoyenne kényane il y a 20 ans, continuent d’illustrer ce problème. De plus, l’incendie a également coûté la vie à six éléphants« .

« L’évaluation environnementale suggère qu’il faudra planter 300 000 arbres sur une période de 50 ans pour restaurer complètement la région. La destruction de l’écosystème fragile de la réserve de Lolldaiga Hills, abritant des espèces sauvages menacées, a causé des dégâts écologiques majeurs et a décimé les espèces d’arbres autochtones. »

Malgré les mesures positives telles que les restrictions nocturnes imposées aux soldats britanniques et les couvre-feux, la lutte contre la violence envers les femmes reste un défi majeur. Le ralentissement économique pour les commerçants et les établissements de divertissement s’avère être un prix à payer pour garantir la sécurité des résidents dans les zones où ces forces étrangères s’entraînent et mènent leurs exercices militaires.

source: extrait de l’ Editorial du journal Nation Africa

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