Équateur : Luisa Gonzalez, candidate de gauche, affrontera Daniel Noboa au second tour de la présidentielle
Luisa Gonzalez, seule femme en lice pour la présidence, a remporté le premier tour de l’élection présidentielle en Équateur. Le scrutin, marqué par la violence des narcotrafiquants et l’assassinat d’un des favoris, a été remporté par la candidate de gauche, dauphine de l’ex-président Rafael Correa en exil.
Mme Gonzalez affrontera Daniel Noboa, candidat de droite, lors du second tour prévu pour le 15 octobre prochain. Le Conseil national électoral (CNE) a annoncé que Mme Gonzalez cumulait 33 % des voix, tandis que Daniel Noboa arrivait en deuxième position avec 24 %, selon des résultats portant sur 83 % des bulletins dépouillés.
La présidente du CNE a souligné la « grande attitude démocratique des candidats » et a anticipé un second tour avec ces résultats. Christian Zurita, journaliste et remplaçant du candidat centriste assassiné Fernando Villavicencio, se trouve en troisième position avec 16 %. Parmi les autres candidats, Jan Topic, ancien de la Légion étrangère française, arrive quatrième avec 14 %, suivi de l’ex-vice-président Otto Sonnenholzner (7 %) et du candidat indigène Yaku Perez (3,8 %).
Ce premier tour a été marqué par la mort violente de Fernando Villavicencio, ex-journaliste et favori du scrutin, assassiné par un commando de tueurs à gages colombiens à Quito. Malgré cette atmosphère tendue, le CNE a salué une mobilisation massive avec une participation de 82 % sur les 13,4 millions d’électeurs équatoriens.
Le second tour opposera donc Luisa Gonzalez, candidate de gauche et héritière de Rafael Correa, à Daniel Noboa, candidat de droite et fils d’un milliardaire. Ce duel influencera le destin de l’Équateur, un pays confronté à une montée de la violence des gangs et à une crise institutionnelle qui a mené à l’organisation de ces élections anticipées pour éviter la destitution du président sortant Guillermo Lasso.
Les Équatoriens se sont également prononcés par référendum sur la poursuite ou non de l’exploitation pétrolière dans la forêt amazonienne de Yasuni, une question cruciale pour le pays et son environnement.

