11 octobre 2026
Une convention de la diaspora haïtienne aura lieu à Montréal du 24 au 27 août
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Une convention de la diaspora haïtienne aura lieu à Montréal du 24 au 27 août

« Brisons les murs, construisons des ponts » : Une convention de la Diaspora haïtienne.

Introduction.

Les Haïtien.ne.s vivant à l’étranger (la diaspora) constituent une partie vitale de la famille haïtienne. Elle joue un rôle important dans la vie socio-économique d’Haïti.

La convention de la diaspora haïtienne qui a lieu à Montréal du 24 août au 27 août 2023 autour du thème : « Brisons les murs, construisons des ponts » se veut à la fois un espace de réflexions, de discussions et de propositions concrètes sur les véritables défis liés à l’insécurité qui ronge le peuple haïtien depuis les dernières années. Elle ne constitue pas une activité de plus. Elle se distingue par son côté pratique et la ferme volonté de ses initiateurs et initiatrices d’aboutir à des pistes de solutions crédibles et concertées à la crise sécuritaire : l’urgence de l’heure.

À travers diverses consultations, des secteurs clés de la diaspora ont exprimé la volonté d’influencer l’élaboration des politiques et des stratégies qui affectent Haïti. La convention Brisons les murs, construisons des ponts vient en réponse à ce désir.

La Convention est un rassemblement de haut niveau d’acteurs/actrices d’Haiti et des membres de la diaspora. Elle inclura notamment les voix de leaders du monde universitaire et de la société civile. Son but est de trouver un terrain d’entente qui débouchera sur une stratégie partagée conduisant à des propositions et des recommandations en ce qui a trait au rétablissement d’un climat de sécurité en Haïti ouvrant la route à la rupture aux pratiques surannées et traditionnelles.

Les objectifs de la convention.

La convention de la diaspora haïtienne a un objectif principal et quatre objectifs spécifiques.

Objectif principal :

• Réfléchir sur des mesures d’accompagnement de la société et de l’État haïtien en vue de collaborer aux stratégies de renforcement de leurs capacités à rétablir l’ordre et la sécurité en Haïti dans le cadre d’une démarche de rupture et de renouveau.

Objectifs spécifiques :

• Proposer des mesures claires et adaptées pour rétablir la sécurité en Haïti ;
• Contribuer à la mise en place de mécanismes clairs et de dispositifs appropriés pour instaurer une paix durable en Haïti ;
• Proposer des mesures d’accompagnement en vue d’un retour à l’ordre démocratique dans le pays ;
• Développer une stratégie commune de plaidoyer pour influencer les actrices et acteurs tant internationaux que nationaux pour rétablir la paix, la sécurité, et la stabilité en Haïti.

Contexte de la convention.

Haïti fait face à une crise multidimensionnelle qui dégrade de manière considérable l’environnement politique, social, et sécuritaire du pays. Tous les indices socio-économiques sont au rouge. Un taux d’inflation calculé en glissement annuel avoisinant 50% pour les deux derniers mois selon l’Institut haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI), la décapitalisation de tous les secteurs commerciaux, l’appauvrissement tant des professionnel.le.s que des ouvriers et des ouvrières, une dépréciation galopante de la gourde par rapport au dollar américain (plus de 153 gourdes pour un 1$US, selon le taux de référence du 23 mars de la BRH), un taux de chômage effectif dépassant les 50%, et estimé autour de 15,7% pour le secteur formel depuis 2021. Son économie est en ruine. Par ailleurs, il existe aussi un dysfonctionnement chronique, vieux de plus d’une décennie, des institutions démocratiques, si sévère que le pays ne dispose d’aucun élu et d’aucune élue à tous les paliers de gouvernement.
L’assassinat spectaculaire du Président Jovenel Moïse en juillet 2021 marque, dans son symbole et dans sa gravité, le point de bascule d’un État totalement délité. De plus, la violence et la criminalité résultant à la fois de la quasi-disparition de l’État, de la pauvreté et des mauvaises pratiques politiques ont créé dans les familles haïtiennes une peur quotidienne les empêchant de vaquer à leurs activités. À titre illustratif, pour le premier trimestre de l’année 2023, Haïti a enregistré au moins 807 morts et 160 000 déplacés à cause de la guerre des gangs armés. 746 personnes ont été blessées et 627 kidnappées, estime le Haut-commissariat de l’ONU pour les droits de l’Homme.

Cette situation délétère n’a pas laissé indifférent.e.s les Haïtien.ne.s. En effet, ils et elles ont conjugué des efforts et ont pris des initiatives dans le but de trouver des issues à la crise haïtienne. On notera les différents accords qui ont été conclus entre les acteurs et actrices politiques haïtien.ne.s. Ces efforts sont à reconnaître et à considérer dans une tentative de compréhension de la crise haïtienne.

Néanmoins, malgré la bonne volonté de leurs initiateurs et initiatrices, ces efforts n’ont pas permis un dégel de la situation. Les forces sociales et politiques sont jusque-là incapables de forger un consensus minimal pour développer un agenda de sécurité nationale et mobiliser le pays en vue d’apporter des réponses endogènes à cette crise de sécurité qui menace les fondements existentiels du pays et la sécurité régionale. Le gouvernement actuel, en proie à un déficit de légitimité, n’a ni les moyens ni la capacité ou la volonté de répondre à ses responsabilités régaliennes de sécurité humaine et de protection du territoire.

La diaspora haïtienne, qui est une communauté diversifiée et dynamique en constante expansion, représente un atout vital pour la refondation d’Haïti. Dans les époques de grand désespoir telles que celles-ci, les Haïtien.ne.s se tournent vers leurs compatriotes vivant à l’étranger pour tirer parti de leur influence, leurs relations politiques, et leur capital social, afin qu’ils et elles plaident en faveur du changement et participent à façonner des politiques étrangères susceptibles d’affecter positivement le pays.

Des ambitions claires.

Les ambitions sont assumées. Il s’agit, d’une part, de favoriser des échanges et des discussions entre les acteurs et actrices de la diaspora haïtienne dans la perspective de trouver des pistes de solutions aux problèmes de l’insécurité du pays. D’autre part, d’explorer des voies nouvelles pour une gouvernance démocratique répondant aux aspirations du peuple et conformes à l’espace haïtien.

Au terme de la convention, il sera produit un document-cadre contenant à la fois les préoccupations et les recommandations en matière de sécurité qui sera acheminé aux différent.e.s acteurs et actrices impliqué.e.s d’une manière ou d’une autre dans la politique haïtienne.

Plan de réalisation de la convention.

Public cible

• Participantes et participants

La participation des organismes haïtiens, des cadres, des intellectuel.le.s, des ancien.ne.s fonctionnaires, des ancien.ne.s victimes de l’insécurité, des étudiant.e.s, des citoyen.ne.s tout court évoluant au Canada, en Europe, aux États-Unis, en Amérique latine, dans les Caraïbes est incontournable pour la réussite de la convention. La participation massive des Haïtiens et Haïtiennes de la diaspora donnera à la convention un caractère sérieux et légitime.

• Invités et invitées.

Des personnalités haitiennes vivant en Haiti et des acteurs/actrices politiques du Canada, des États-Unis, de l’Europe, des Caraïbes et de l’Amérique latine seront invité.e.s à assister à la Convention. Certain.e.s décideur.e.s politiques seront convié.e.s au lancement de la Convention (ou on peut enlever complètement cette deuxième phrase).

Résultats attendus : La convention devrait atteindre les résultats suivants :

• L’élaboration de propositions et de recommandations politiques claires qui traitent de multiples causes sous-jacentes à l’insécurité en Haïti et du rôle que l’international (Canada et les États-Unis, entre autres) pourrait jouer ;
• Fournir une voie pour l’engagement de la diaspora dans l’évaluation et la mise en œuvre des politiques ;
• Le renforcement des relations entre différents pôles de la diaspora.

La convention sera l’occasion pour la diaspora haïtienne de dialoguer avec elle-même, d’inviter les décideur.e.s politiques de l’international et d’élaborer des propositions ainsi que des recommandations qui seront présentées aux secteurs concernés. Les recommandations fourniront une voie claire au dénouement de la crise sécuritaire et à l’engagement de la diaspora dans le développement d’Haïti. La convention constitue une étape cruciale dans la formation d’une société civile de la diaspora haïtienne qui s’engagera en tant que vigile du peuple haïtien.

Convention Internationale des Actrices et Acteurs de la diaspora haïtienne
Info@diasporahaitienne.com/ +1 347 8282419/+33 784638650/+514 608 1262

partagé par Samuel Colin
Forum Haïtien pour la paix et le développement durable.
+33784638650

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