Insécurité : les déplacés réfugiés devant l’Ambassade américaine dispersés par la Police
par Hervé Noel
Les déplacés réfugiés devant l’Ambassade américaine à Port-au-Prince, rendent les américains responsables du chaos entretenu par les gangs en Haïti. Révoltés, ils dénoncent la présence des armes et des munitions qui alimentent les groupements armés qui proviennent des États-Unis d’Amérique.
Mardi 25 juillet 2023 ((rezonodwes.com))–
Les déplacés de la violence des gangs armés qui ont fui leur résidence pour prendre refuge devant l’Ambassade américaine à Port-au-Prince ont été dispersés, mardi, par des agents du Corps d’intervention de maintien d’ordre.
Des images et des réactions virales sur l’internet montrent des femmes accompagnées des enfants et des vieillards qui pressent le pas afin de se mettre à l’abri de gaz lacrymogène lancé à profusion par les policiers. Parallèlement, un horizon brumeux et des tumultes provoqués par l’intervention inattendue des policiers ont caractérisé cet instant mouvementé.
Les déplacés imputent aux autorités américaines la responsabilité dans le pourrissement du climat sécuritaire en Haïti. Ils dénoncent l’arrivée massive d’armes de guerre et de munitions qui alimentent les crimes, qui proviennent du sol américain. Le comportement des autorités policières qui montrent leur muscle contre la population civile, alors que les civils armés qui terrorisent la société sont protégés, critiquent-ils.
Depuis plus d’un mois, l’essoufflement du mouvement de justice expéditive « Bwa kale » a porté un coup fatal dans la mobilisation populaire visant à mater les regroupements criminels à Port-au-Prince et ailleurs. Les cas d’assassinat, d’enlèvement et séquestration contre rançon ont connu une nette progression dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince.
Le gang « Kraze baryè » qui opère à Tabarre, complique le quotidien des résidents de Torcelles, Frères, Pernier, Vivy-Mitchell entre autres. Très peu d’initiatives engagées par les autorités policières pour mettre hors d’état de nuire les malfrats qui normalisent le crime, dénoncent des déplacés.
Hervé Noel

