12 octobre 2026
Flashback 2017 : quand des sénateurs Tet Kale avaient tenté d’utiliser l’arme de la diffamation pour bâillonner la presse avec une loi bidon
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Flashback 2017 : quand des sénateurs Tet Kale avaient tenté d’utiliser l’arme de la diffamation pour bâillonner la presse avec une loi bidon

Mercredi 5 juillet 2023 ((rezonodwes.com))– Les temps changent, mais les grands pontes Tet Kale restent figés dans leurs comportements néfastes, mais prévisibles.

Dès qu’un journaliste ou un lanceur d’alerte rapporte un fait concernant les actes commis par ces autorités, ils utilisent l’arme de la diffamation pour l’intimider. Pour mieux perpétrer leurs forfaits, ils ont même pensé à instrumenter la justice en leur faveur.

Lors d’une séance  »chanpwèl », organisée dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 mars 2017, quinze sénateurs ont accordé leur vote à un projet de loi sur la diffamation prévoyant de graves sanctions pour celui qui se hasarderait à commettre un délit de diffamation particulièrement sur une autorité.

Considérée comme une loi lacunaire et exécrable par le juriste, Me Patrick Laurent, cet outil avait pour objectif de « protéger l’intégrité et l’honneur de toute personne physique et morale, et doter, d’un cadre légal, la presse et tout autre moteur de propagande ».

Le texte, qui n’a pas réussi à franchir les portes de la chambre des députés, n’avait jamais auparavant fait l’objet de présentation ou de discussions dans les milieux de la presse, pourtant principale cible.

Pour les journalistes du journal en ligne Alterpresse, cette manœuvre des sénateurs Tet Kale pourraient nuire à la liberté d’expression, garantie par la constitution haïtienne.

 »D’aucuns estiment que ce texte de loi, contre la diffamation, voté sans consultation préalable avec les médias, pourrait entraver davantage la liberté d’expression ainsi que la libre circulation de l’information, dans une perspective de museler le fonctionnement de la presse en Haïti, comme durant les périodes de dictature », a publié le journal.

Alterpresse a aussi pris le soin de montrer comment les dirigeants haïtiens, de tous bords, ont toujours eu des comportements prédateurs face à la presse.

 »Malgré des dispositions, sur la diffamation, contenues dans le Code pénal, des velléités de bâillonnement de la presse sont, sans cesse, manifestées par différents gouvernements, qui se sont succédé au pouvoir, après la chute de la dictature des Duvalier (François et Jean-Claude), le 7 février 1986, du Conseil national de gouvernement (Cng), en passant par Jean-Bertrand Aristide, jusqu’à Joseph Michel Martelly, qui s’est arrogé le droit d’éteindre un magnétophone d’un journaliste, qui enregistrait une activité », a conclu Alterpresse.

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