13 octobre 2026
Russie | Rébellion : Poutine jure de punir les « traîtres » de Wagner
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Russie | Rébellion : Poutine jure de punir les « traîtres » de Wagner

Samedi 24 juin 2023 ((rezonodwes.com))–

Le président russe Vladimir Poutine a vivement condamné samedi la « trahison » du chef du groupe paramilitaire Wagner, Evguéni Prigojine, mettant en garde contre le risque de « guerre civile ».

Evguéni Prigojine, chef du groupe Wagner, s’est ouvertement rebellé contre le commandement russe. Depuis des mois, il est en conflit avec la hiérarchie militaire russe, qu’il blâme pour la mort de ses troupes dans l’est de l’Ukraine. Vendredi, Prigojine a affirmé que les dirigeants militaires de Moscou avaient ordonné des frappes sur ses camps, causant la mort de nombreux paramilitaires. Il prétend être revenu avec ses troupes de mercenaires dans la ville de Rostov et avoir pris le contrôle de sites militaires.

Le président russe Vladimir Poutine a juré de punir les « traîtres » de Wagner. L’armée russe a lancé des « actions opérationnelles et de combat nécessaires » dans la région de Voronej, à la frontière de l’Ukraine, à environ 600 km au sud de Moscou, selon le gouverneur régional Alexandre Goussev.

Dans une allocution solennelle, Vladimir Poutine a déclaré que cette situation était une « trahison » envers le pays et le peuple russe, causée par les ambitions démesurées et les intérêts personnels de Prigojine.

Prigojine a répondu en déclarant que Poutine se trompait profondément et que ses combattants ne se rendraient pas. Il a déclaré : « Nous sommes des patriotes. Personne ne se rendra à la demande du président, des services de sécurité ou de quiconque. »

Des rumeurs circulaient sur les réseaux sociaux selon lesquelles Poutine aurait quitté Moscou après la mutinerie, mais son porte-parole a assuré qu’il travaillait au Kremlin.

La région de Rostov, où Prigojine affirme avoir pris le quartier général de l’armée russe, a renforcé les mesures de sécurité, tout comme la région de Lipetsk, située à environ 400 km au sud de Moscou, où des combattants de Wagner se dirigent.

Les dirigeants russes, y compris les chefs des deux chambres du Parlement, ont appelé à soutenir la consolidation des forces et le président Poutine. Les dirigeants installés par la Russie dans les régions de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson se sont également déclarés « avec le président ».

Les autorités russes ont annoncé l’ouverture d’une enquête pénale pour « tentative d’organiser une mutinerie armée ». Les accusations de Prigojine selon lesquelles des frappes russes auraient fait de nombreuses victimes dans ses rangs ont été qualifiées de provocation par le ministère russe de la Défense.

La situation est suivie de près par la Maison-Blanche, l’Union européenne et les ministres des Affaires étrangères du G7, qui se sont entretenus pour échanger des vues. Le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, a appelé toutes les parties à être responsables et à protéger les civils.

La rébellion de Wagner est considérée comme un « cadeau » fait à l’Occident par la diplomatie biélorusse.

L’issue de cette crise reste incertaine, avec des informations contradictoires sur les événements sur le terrain et la résistance du groupe Wagner face aux forces russes.

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