14 octobre 2026
Démocratie authentique et communauté universelle des hommes
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Démocratie authentique et communauté universelle des hommes

Mardi 9 mai 2023 ((rezonodwes.com))–

Étymologiquement, démocratie signifie : gouvernement par le peuple et pour le peuple. Or, le principal théoricien de la démocratie, celui dont se réclamait la révolution française, Jean Jacques Rousseau, dit clairement  dans son contrat social, déchirant tous les mensonges des prétendues « démocraties occidentales » : « A prendre le terme dans la rigueur de l’acception, il n’a jamais existé de démocratie véritable » Et ceci pour deux raisons :

1_ L’inégalité des fortunes, qui rend impossible la formation d’une volonté générale, opposant au contraire ceux qui ont et ceux qui n’ont pas.

2_L’absence d’une foi en des valeurs absolues qui fassent à chacun aimer ses devoirs au lieu de laisser régner la jungle d’un individualisme où chacun se croyant le centre et la mesure des choses, est le concurrent et le rival de tous les autres.

Il n’ existait alors qu’un exemple historique d’une prétendue « démocratie » : celui de la Grèce antique. L’on enseigne, aujourd’hui encore, à nos écoliers, qu’elle est « la mère des démocratie » en ne rappelant pas que, dans cette « démocratie » athénienne à son apogée (au temps de Périclès au Vème siècle) il y avait une minorité de citoyens libres constituant le peuple et possédant le droit de vote, et 110000 esclaves n’ayant aucun droit. Le vrai nom de cette démocratie serait : une oligarchie esclavagiste.

Or, cet usage menteur du mot démocratie n’a cessé de régner en Occident.
_La  Déclaration de l’indépendance Américaine proclamée le 4 juillet 1776 (l’année de la mort de Jean Jacques Rousseau)  » considère comme des vérités évidente par elles-mêmes que les hommes naissent égaux ; que leur créateur les a doués de certains droits inaliénable solennelle, maintien l’esclavage des noirs pendant plus d’un siècle.
Démocratie pour les blancs, pas pour les noirs.

La Démocratie des droits de l’homme et du citoyen de la révolution française de 1789, affirme que « tous les hommes naissent  et demeurent libres et égaux en droits. » En ses articles 14 et 15, elle précise même que  » tous les citoyens ont le droit de participer à l’élaboration de la loi. » Or, la constitution, dont cette déclaration constitue le préambule, n’accorde le droit de suffrage qu’aux possédants les autres c’est-à-dire 3 millions de français sont déclarés citoyens passif les citoyens actifs (électeurs) selon l’expression de Sieyes, père de cette constitution sont « les vrais actionnaires de la grande entreprise sociale. » Avant lui, le plus grand philosophe français du siècle, Diderot écrivait dans son Encyclopédie (article : « Représentant ») « le propriétaire seul est citoyen. »
Démocratie pour les propriétaires, pas pour le peuple.

Ce serait pure redondance que de faire ici la critique de la Déclaration universelle des droits de l’homme promulguée par les vainqueurs au lendemain de leur victoire sur Hitler qui était le successeur le plus cohérent c’est-à-dire le plus barbare, des exactions dictatoriales de l’Occident depuis cinq siècles de domination de son colonialisme raciste, avec son cortège de spoliation, de massacres, de destructions des cultures et des peuples, au nom du même préjugé : d’être « le peuple élu » le seul capable d’apporter à tous les autres, par le fer et par le feu, sa « civilisation » Deux questions fondamentales se  posent ici:

1_ Quand on parle de l’homme, de quel homme s’agit-il : le blanc ? le propriétaire ? l’occidental?

2_Que signifie un droit pour un homme qui n’a pas les moyens de l’exercer ?

1_De quel homme s’agit-il ?
Toutes ces mystifications de la « démocratie » et des « droits de l’homme » ont la même source : une « déclaration » qui considère l’homme comme individu. C’est à chaque époque, celui de la minorité dominante, dont il s’agit de défendre les « droits »

2_Que signifie un « droit » pour qui n’a pas les moyens de l’exercer ?
Comme le « droit au travail » pour des millions de chômeurs, ou « le droit à la vie » pour des milliards d’êtres humains qui, dans le monde non occidental, meurent pour qu’ailleurs des privilégiés puissent poursuivre « librement » leurs gaspillages ? Qu’est-ce qu’une « égalité » qui interdit « également » à un milliardaire et à un affamé de voler un pain, ou qui leur permet, à l’un et à l’autre, de fonder un journal ou d’acheter une chaine de télévision ?  La loi est égale pour tous!  Tel est le mensonge des « droits de l’homme »,  même lorsqu’ils se proclament « universels ».

Une inversion radicale est nécessaire : ne plus partir de l’individu (blanc, propriétaire, ou occidental) mais de la communauté universelle des hommes en définissant en priorité non les droits de l’individu mais ses devoirs garantissant ainsi l’espace de libre développement de tous les autres membres de cette communauté universelle.

Sans quoi, dans une société considérée comme une addition d’individus moléculaires, on n’aura jamais par le vote (fût-il dit universel) qu’une démocratie illusoire, parce que purement statistique et manipulée par la puissance des médias et du système tout entier, où tout s’achète et où tout se vend.

Une telle « république » n’est nullement un rempart contre la dictature. Hitler n’est pas arrivé au pouvoir par un coup d’état, mais de la manière la plus « démocratique » qui soit: en obtenant avec ses alliés, la majorité absolue au parlement de la République de Weimar.

Une démocratie authentique, d’un type radicalement  nouveau, ne peut se fonder que sur une charte des devoirs à l’égard non d’une nation ( ce qui conduirait à un totalitarisme tribal) mais de la communauté mondiale des hommes.
Elle pourrait s’ouvrir sur ce préambule.

Guillaume Abdias
Étudiant en sc politique et les relations internationales.

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