Mardi 9 mai 2023 ((rezonodwes.com))–
Les Nations Unies ont publié mardi dernier un rapport alarmant sur la situation en Haïti. Selon l’organisation, plus de 600 personnes ont été tuées le mois dernier dans des violences perpétrées par des gangs criminels dans différentes parties du pays. Les autorités haïtiennes sont accusées de ne pas avoir la capacité de protéger les civils.
Le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a lancé un appel urgent à la communauté internationale pour qu’elle envoie une force armée spécialisée afin d’aider la police et les autorités haïtiennes à rétablir l’ordre. Dans son rapport trimestriel pour la période de janvier à mars, l’ONU a souligné que la violence devient de plus en plus extrême et se propage sans relâche.
Malgré les dénonciations du soutien du régime Tet Kale aux gangs criminels G9 et alliés, l’ONU continue de soutenir ce régime illégitime et inconstitutionnel. Cette attitude a suscité des critiques de la part de certains observateurs, qui estiment que l’ONU ne prend pas suffisamment en compte les souffrances des Haïtiens.
La situation en Haïti est d’autant plus préoccupante que les gangs criminels utilisent des tireurs d’élite pour tirer « sans discrimination » sur les gens dans la rue et « tirer dans les maisons », et que les gens sont « brûlés vifs dans les transports publics ». Les civils haïtiens sont de plus en plus contraints de former des groupes d’autodéfense pour lutter contre les gangs, ce qui conduit à une augmentation des « meurtres collectifs et des lynchages de membres présumés de gangs ».
Le rapport de l’ONU met également en évidence l’extrême pauvreté et le manque de services de base qui sont à l’origine de la violence actuelle et du pouvoir des gangs sur les communautés. Le gouvernement haïtien, avec le soutien de la communauté internationale, doit faire tout son possible pour respecter son obligation de fournir à la population un accès régulier et sans entrave à l’eau potable, à la nourriture, à la santé et à un abri.

