La mobilisation de la communauté liancourtoise pour l’érection d’un mur de clôture et l’agrandissement de l’enceinte du Commissariat de Liancourt a très peu nourri l’illusion du retour des policiers qui ont déserté le dispositif après les évènements tragiques du 25 janvier dernier.
Lundi 10 avril 2023 ((rezonodwes.com))–
Plus de deux mois après l’assassinat de 6 policiers par le gang Gran-Grif de Savien, la commune de Liancourt, désertée par les policiers, fait face à un défi majeur de sécurité sans précèdent. L’agent exécutif intérimaire, Renette Mésidor qui intervenait lundi, sur les ondes de Radio Kiskeya, dénonce la terreur imposée par des bandits qui assassinent, kidnappent, violent et rançonnent des citoyens.
L’édile déplore l’absence prolongée des forces de l’ordre en dépit d’une vaste mobilisation engagée par la communauté liancourtoise. Renette Mésidor fait état de la satisfaction d’une partie des exigences exprimées par les policiers pour pouvoir remobiliser la force publique dans la zone. « Afin de répondre aux revendications des policiers, une clôture a été érigée, l’enceinte du Sous-commissariat a dû subir d’importants réaménagements importants », confie l’édile.
À présent, les activités socioéconomiques sont à l’arrêt à Liancourt. Le transport en commun, l’administration publique, les activités scolaires, le grand commerce sont suspendus, déplore Renette Mésidor.
Au quotidien, les gangs de Savien multiplient leurs exactions contre la population civile en instaurant un régime de terreur inacceptable. La situation du tronçon Pont-Sondé/Mirebalais occupé par des bandits interpelle l’agent l’exécutif qui invite le haut-commandement de la Police nationale d’Haïti (PNH) à agir dans la célérité.
En dépit du fait que la commune voisine dispose de la présence policière, les bandits opèrent en mode guérilla urbaine en instaurant des embuscades contre des convois de marchandises.
Hervé Noel
vevenoel@gmail.com


