15 octobre 2026
Haïti : L’AIDH dénonce la passivité du gouvernement face à la terreur qui s’installe à Port-au-Prince
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Haïti : L’AIDH dénonce la passivité du gouvernement face à la terreur qui s’installe à Port-au-Prince

COMMUNIQUÉ DE PRESSE | L’AIDH DÉNONCE LA PASSIVITÉ DU GOUVERNEMENT HAÏTIEN FACE À LA TERREUR QUI S’INSTALLE DANS LA ZONE MÉTROPOLITAINE DE PORT-AU-PRINCE.

Port-au-Prince, 10 Avril 2023 ((rezonodwes.com))–

L’Action Internationale pour les Droits Humains (AIDH) vient de publier un communiqué de presse dans lequel elle dénonce la passivité du gouvernement haïtien face à la terreur qui s’installe dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Selon l’AIDH, la situation sécuritaire en Haïti ne cesse de se dégrader, créant un climat d’insécurité qui a un impact réel sur la vie de la population, surtout dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite.

Le communiqué de presse de l’AIDH, signé par son coordonnateur Réginald Atus, montre que les bandits armés agissent en toute impunité, kidnappant et tuant des gens sous le regard complaisant des autorités haïtiennes. La plupart des quartiers ne sont plus sûrs, et la criminalité s’infiltre dans tous les secteurs de la vie nationale. Selon un rapport publié par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme en mars dernier, plus de 500 personnes ont été tuées, 300 autres blessées, et au moins 277 autres enlevées. La majorité de ces victimes ont été signalées dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite. Au moins 93 viols impliquant des gangs armés ont également été recensés.

L’AIDH dénonce fermement la passivité du gouvernement haïtien, qui n’a pas pris de mesures concrètes pour résoudre le problème de l’insécurité dans le pays malgré les recommandations de plusieurs personnalités et organisations de la société civile. L’organisation condamne également les pratiques qui consistent à brûler des gens vivants et les attaques contre les commissariats et les tribunaux du pays.

L’AIDH rappelle que chaque citoyen a le droit à la vie et à la sécurité, selon la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, la Convention Interaméricaine relative aux Droits de l’Homme de 1969, le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP), et la Constitution haïtienne de 1987 amendée en 1987. L’État a l’obligation impérieuse de garantir le droit à la vie, à la sécurité, à la santé et au respect de la personne humaine à tous les citoyens sans distinction.

Dans ce contexte, l’AIDH appelle le gouvernement haïtien à prendre des mesures concrètes pour protéger les vies et les biens des citoyennes et des citoyens. La situation sécuritaire actuelle en Haïti est intolérable et demande des actions immédiates et efficaces pour que la population puisse vivre en sécurité et dans la dignité.

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