Les dirigeants de l’Union nationale des normaliens haïtiens (UNNOH) notent à l’intention des autorités de facto que l’insécurité paralyse la vie scolaire dans plusieurs endroits du pays. Ils appellent à la nomination des enseignants, au paiement des arriérés de salaire, à l’ajustement du revenu des professionnels de l’éducation en fonction du coût de la vie, au rétablissement du climat sécuritaire dans les zones en proie à la terreur des gangs afin d’y faciliter la reprise des activités scolaires .
Dimanche 23 avril 2023 ((rezonodwes.com))–
Après une première semaine réussie, la grève des enseignants du secteur public entame une deuxième phase, a annoncé vendredi, le coordonnateur général de l’UNNOH. Le professeur Josué Merilien a souligné que sans la satisfaction des revendications des grévistes, l’arrêt de travail sera maintenu. Il invite les dirigeants du Ministère de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP) à adresser certains défis liés à l’amélioration de la qualité de l’offre de l’enseignement public à travers le pays.
Des exigences liées à la distribution de plats chauds dans les écoles et les lycées ont été formulées aux responsables du MENFP. En outre, l’ensemble des organisations syndicales mobilisées dans la grève appellent à la mise en place d’un comité d’arbitrage, d’au moins 5 membres, composé de personnalités à bonne réputation, habilitées à conduire les négociations entre le pouvoir et les leaders des syndicats. Cette demande a été vivement soutenue lors d’une rencontre avec le titulaire du MENFP, Nesmy Manigat, a insisté Josué Merilien.
Le chef de file de l’UNNOH, Josué Merilien, lors d’une rencontre avec la presse, vendredi, a évoqué 5 points figurés dans le carnet des revendications des enseignants. Il s’agit d’un plan d’assurance en faveur des professeurs.
D’autres conditions relevant de la remise en service des écoles établies dans des endroits contrôlés par des gangs ont été évoquées. Le numéro un de l’UNNOH a plaidé en faveur d’une éducation intégrée, bénéfique à tous, d’où la nécessité d’œuvrer au rétablissement d’un climat sécuritaire. Des communes dont Verrettes, Liancourt, Petite Rivière de l’Artibonite et Cabaret sont effacées sur la carte de l’enseignement en raison de la violence armée, ont rappelé les professeurs grévistes.
L’annonce d’un plan sécuritaire sur les sites scolaires a eu très peu d’effet, a déploré Josué Merilien. En témoignent des cas de kidnapping perpétrés devant des établissements scolaires à Port-au-Prince.
Par ailleurs, l’UNNOH a condamné les actes de répression subis par des écoliers qui réclament la présence des enseignants dans les salles de classe. Il en a profité pour encourager les professeurs à respecter le mot d’ordre de grève jusqu’à la satisfaction des revendications.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

