C’est avec ce même gouvernement que la Caricom propose un consensus pourtant Ariel Henry, Emmelie Prophète, Mirlande Manigat avancent avec leur agenda jusqu’à nommer unilatéralement et illégalement 8 juges à la Cour de Cassation Tet Kale pour des élections à la Dermalog.
L’ONU signale que des armes modernes sont introduites clandestinement en Haïti depuis les États-Unis et atterrissent aux mains des gangs criminels, alors que la ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, dans un communiqué laconique, demandent à la population de les affronter.
Mardi 7 mars 2023 ((rezonodwes.com))– Selon un rapport de l’ONU publié vendredi, des armes de plus en plus sophistiquées sont introduites en Haïti, principalement à partir des États-Unis et en particulier de la Floride, alors que l’anarchie s’aggrave dans ce pays le plus pauvre des Caraïbes et appauvri par le régime Tet kale PHTK, accuse de dilapidation de plus de 4 milliards de dollars des fonds de Petro Caribe.
Le rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, basé à Vienne, indique qu’un réseau d’acteurs criminels, y compris des membres de la diaspora haïtienne, « se procurent souvent des armes à feu aux États-Unis » et les introduisent illégalement en Haïti par voie terrestre depuis la République dominicaine voisine, par voie aérienne, y compris vers des pistes d’atterrissage clandestines, mais le plus souvent par voie maritime, a rapporté l’agence AP.
« Les armes de poing populaires qui se vendent entre 400 et 500 dollars dans les magasins d’armes à feu agréés par le gouvernement fédéral ou dans les expositions d’armes à feu privées aux États-Unis peuvent être revendues jusqu’à 10 000 dollars en Haïti », indique le rapport.
« Les fusils plus puissants tels que les AK47, les AR15 et les Galil sont généralement plus demandés par les gangs, ce qui entraîne des prix plus élevés », ajoute le rapport.
L’unité d’enquête du ministère américain de la sécurité intérieure a signalé « une augmentation du trafic d’armes à feu de la Floride vers Haïti entre 2021 et 2022 » et un porte-parole a décrit la récupération d’armes de plus en plus sophistiquées destinées aux ports haïtiens « y compris des fusils de sniper de calibre 50, des fusils 308 et même des mitrailleuses à chargement par la ceinture », d’après le rapport.
« Les armes sont souvent achetées par des hommes de paille dans des États américains où les lois sur les armes à feu sont plus souples et les restrictions d’achat moins nombreuses. Elles sont ensuite transportées en Floride où elles sont dissimulées dans des produits de consommation, des équipements électroniques, des doublures de vêtements, des produits alimentaires surgelés et même dans la coque de cargos, selon le rapport.
« À l’arrivée en Haïti, y compris dans les principaux ports tels que Port-de-Paix et Port-au-Prince, la cargaison est déchargée et transmise aux utilisateurs finaux par le biais d’une multitude d’intermédiaires », a indiqué le rapport.
Le rapport de 47 pages, intitulé « Haiti’s Criminal Markets : Mapping Trends in Firearms and Drug Trafficking » (Marchés criminels d’Haïti : Cartographie des tendances en matière d’armes à feu et de trafic de drogue), cite les défis que représente la patrouille des 1 771 kilomètres de côtes haïtiennes et de la frontière de 392 kilomètres avec la République dominicaine, avec des opérations de la police nationale, des gardes-frontières et des gardes-côtes qui manquent cruellement de personnel et de ressources et qui sont « de plus en plus ciblés par les gangs ».
Selon le rapport, les gangs lourdement armés s’en prennent également aux ports, aux autoroutes, aux infrastructures essentielles, aux bureaux de douane, aux postes de police, aux palais de justice, aux prisons, aux entreprises et aux quartiers. Tout au long de l’année 2022 et au début de l’année 2023, ils ont étendu leur contrôle sur les principaux points d’accès aux villes, y compris la capitale Port-au-Prince.
« Beaucoup sont également engagés dans un comportement prédateur dans les communautés sous leur contrôle, contribuant à l’augmentation des niveaux d’extorsion, de violence sexuelle, d’enlèvement et de violence mortelle », indique le rapport, citant une augmentation des homicides de 1 615 en 2021 à 2 183 en 2022, et un doublement des enlèvements de 664 à 1 359 au cours de la même période.
Le rapport de l’ONU ajoute que les sociétés de sécurité privées en Haïti sont autorisées à acheter et à conserver des armes, et bien qu’une vérification indépendante ne soit pas possible, « les spécialistes estiment qu’il pourrait y avoir 75 000 à 90 000 personnes travaillant avec environ 100 sociétés de sécurité privées à travers le pays, soit au moins cinq fois le nombre d’officiers de police enregistrés ».
Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, Haïti est depuis longtemps une plaque tournante du transbordement de la cocaïne, du cannabis et, dans une moindre mesure, de l’héroïne et des amphétamines vers les États-Unis et la République dominicaine. Les drogues entrent principalement dans le pays par bateau ou par avion, en passant par des ports publics, privés et informels, ainsi que par des pistes d’atterrissage clandestines.
Au cours des années 2000, les trafiquants de drogue ont déplacé des pistes d’atterrissage illégales de la périphérie de Port-au-Prince vers le nord, dans des zones plus isolées, dont Savane Diane, à environ 80 km au nord de la capitale.
Lorsque le président de l’époque, Jovenal Moïse, a ordonné la destruction de pistes d’atterrissage clandestines présumées en juin 2021, l’ONUDC a déclaré que « les autorités locales ont refusé ». Une semaine plus tard, il a été assassiné.
Depuis l’assassinat, les fonctionnaires de l’ONU ont déclaré que les gangs étaient devenus plus puissants et que la violence des gangs avait atteint un niveau jamais vu depuis des décennies. En décembre, les Nations unies ont estimé que les gangs contrôlaient 60 % de la capitale haïtienne, mais la plupart des personnes vivant dans les rues de Port-au-Prince affirment que ce chiffre est plus proche de 100 %.
Fin février, les Nations unies ont condamné une nouvelle flambée de violence des gangs dans le centre du pays.
Haïti a été dépouillé de toutes ses institutions démocratiquement élues lorsque les mandats des 10 sénateurs restants ont expiré début janvier. Aucune élection ne se profile à l’horizon et le Premier ministre Ariel Henry continue de plaider pour le déploiement de troupes étrangères, une demande formulée pour la première fois en octobre. La communauté internationale a préféré imposer des sanctions et envoyer du matériel militaire et d’autres ressources.

