Affaire Lafontant non-certifié versus CSPJ: l’accusé accuse, et, fort du soutien de son deuxième dieu, Ariel Henry, continue d’avilir davantage le système judiciaire haïtien déjà décrié et victime de l’institutionnalisation de la corruption et de l’impunité.
Mardi 28 février 2023 ((rezonodwes.com))—Le commissaire du Gouvernement, Me. Jacques Lafontant, révoqué pour corruption par l’ex-ministre Bertho Dorcé et maintenu en poste malgré tout par la ministre de facto, Emmelie Prophète, se lance dans un véritable bras de fer avec le CSPJ, l’une des rares institutions de l’État résistant à la machine de destruction des institutions publiques haïtiennes par le régime PHTK et alliés SDP-Fusion-Inite-RNDP.
M. Lafontant, après sa non certification équivalant automatiquement à son renvoi du système judiciaire haïtien “pour corruption”, a, à son tour, jugé nécessaire d’enquêter sur « les allégations persistantes et avérées » formulées par des tiers, notamment par le juge de paix de Jacmel, Merlin Toussaint, ainsi que par le magistrat Maximin Pierre.
L’accusé accuse, pointant du doigt une société fictive appelée Dépôt Store et Ideal Multi Services, ainsi que le trafic d’influence exercé sur le juge correctionnel pour obtenir la libération de Joël Khawly, en échange d’une somme de 120 000 dollars, selon la lettre envoyée aux responsables de l’Unité anticorruption (ULCC), qui n’inspirent, de leur coté, aucune confiance.
M. Lafontant, comme une trentaine de juges et de commissaires du gouvernement, n’a pas reçu l’agrément de la Commission d’homologation technique pour des faits présumés de corruption. Acculé, il mène depuis fin janvier une guerre frontale contre certains hauts magistrats. Histoire de ne pas sombrer seul…
En effet, sur de l’appui de son ApreDye, Ariel Henry, il a refusé de se conformer à l’ordonnance du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire qui a décrété l’interdiction d’exercer pour les personnes non certifiées – soupçonnées de corruption – et donné un délai de huit jours pour récupérer les matériels et autres équipements, tout en menaçant de demander l’appui de la police.

