18 octobre 2026
Sauvegarder les idéaux de Martin Luther King
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Sauvegarder les idéaux de Martin Luther King

Le révérend Martin Luther King menait une lutte pour vaincre les trois grands fléaux de l’humanité qu’il baptise du « Giant Triplex » : le racisme, le matérialisme et le militarisme. Témoigner reconnaissance envers cet icone de la paix devrait entraîner l’alternative pour les nations de l’Orient et de l’Occident d’adopter des attitudes de fraternité, d’inclusion et de justice sociale.

« Time Is Not Always Money ». Fêté chaque troisième lundi du mois de janvier autour du 15 janvier, date de l’anniversaire du révérend MLK, le « Martin Luther King Day » est férié aux États-Unis depuis 1986. Ainsi, le gouvernement accorde un jour de pause et de méditation à des cadres et des employés de l’administration publique pour honorer une âme légendaire qui a harmonisé les relations entre races et classes différentes. De nombreuses entreprises privées en emboitent le pas jusqu’à priver la gourmandise capitaliste de gigantesques profits dans l’arbitrage économique d’hiberner beaucoup de services hautement rentables de la « Première puissance mondiale ». À juste titre, ce sacrifice consenti pour canaliser les énergies et les esprits à méditer sur les œuvres immenses et l’héritage sacré de l’immortel King en vaut la peine.

Cette personnalité surhumaine – d’un cœur pur, rempli d’amour et de générosité – était ointe d’une vision magnanime et d’un sens de leadership extraordinaire pour tenir la plaidoirie d’une nouvelle société américaine et d’un nouveau monde sans violence, sans discrimination, sans exclusion économique, politique et sociale. L’immortel MLK reste gravé dans les annales de l’histoire et constitue une source d’inspiration intarissable pour assurer l’harmonie et la bonne gouvernance partout sur la planète. Étudiants, diplomates, professionnels de tout champ ; nous en sommes éternellement reconnaissants.

Contre le racisme

Martin L. King défendait farouchement les vertus des égalités des chances, sans la distinction de genre et de couleur. Ce leader charismatique a tenu l’un de ses plus grands discours « I Have a Dream », devant 200 mille spectateurs à Washington, D.C, le 28 août 1963. Ce chef-d’œuvre expose les méfaits et les inefficiences des pratiques inégalitaires et racistes. MLK y dresse un plaidoyer pour des comportements loyaux et honnêtes aspirant à une Amérique digne, égalitaire, juste et épanoui.

Sur l’angle du racisme, MLK poursuivait le même objectif de l’illustre visionnaire Anténor Firmin qui, à travers son œuvre « De l’égalité des races humaines », donnait une réplique d’aplomb à un Arthur de Gobineau narcissique qui publiait l’hérésie « De l’inégalité des races humaines ». C’est par cette idéologie stupide et bornée théorisée par le terroriste Gobineau que le psychopathe Adolf Hitler se leurrait dans une ineptie de supériorité d’une certaine race aryenne qui allait se solder en l’extermination de plus de six millions d’âmes innocentes au cours des sombres années de la Seconde guerre mondiale.

Pourtant, personne ne produit un impact réel dans la vie par sa teinte épidermique, qui est une variable neutre et insignifiante. Le racisme est l’apanage de gens minables d’esprit et de cœur vide. Les créations, les fascinations, les changements favorables à de meilleurs standards de vies proviennent du cœur et de l’esprit. Il existe des Blancs, des Noirs, des Jaunes et des Bruns détenteurs de ces deux facultés : la bonté du cœur, la beauté de l’esprit. Il existe également des âmes vides qui possèdent une infime partie de l’une ou des deux à la fois.

Contre le matérialisme et le militarisme

Dr. King était préoccupé par les énormes pertes matérielles et en vies humaines ainsi que les gigantesques coûts d’opportunités occasionnés par les guerres déclarées entre des humains pour faire jaillir du sang d’autrui et semer le deuil au sein de plusieurs familles. Les guerres et les conflits font endurcir les cœurs, dénaturer l’être humain de sa bonté, lui priver de la paix et du bonheur. Bref, c’est un projet qui honore les desseins du diable. Investir des milliards de dollars dans les guerres implique des désinvestissements dans les actions publiques, la baisse des portefeuilles pour l’éradication de la pauvreté et la faim, le désintérêt dans l’éradication de l’analphabétisme sur notre planète. La guerre nous met à des années-lumière des Objectifs du Développement Durable. Dans un discours sur l’emploi en mars 1968, Dr. King formulait : « Je doute que le gouvernement soit beaucoup plus préoccupé à remporter une guerre injuste au Vietnam que de mobiliser son énergie à remporter la guerre contre la pauvreté ici, à la maison ». Plus d’un demi-siècle après, les USA continuent de décevoir la mémoire de MLK.

Au cours des guerres, des centaines de milliers de civils sont assassinés ; des milliers de soldats tués, des centaines de milliers de blessés, des multitudes d’amputés, d’innombrables veuves, d’incalculables orphelins, des environnements délabrés, des handicaps physiques et mentaux, des maladies, de la famine, du désespoir, de la pollution, des sans-abris, des maisons détruites. Fort souvent, de tels tableaux funestes nous sont dépeints par les gouvernements opulents en raison de leur course effrénée à l’appât du gain, à l’exploitation des ressources naturelles d’autres pays.

À ce stade de modernité, l’humanité doit définitive s’humaniser. Cela ne vaut véritablement pas la peine pour un gouvernement de prendre des options chtoniennes de conflits armés quand ceux-ci auraient pu être évités par le truchement de communications et de négociations respectueuses.

Le tableau sombre dépeint à l’issue des actes de barbaries imputables au militarisme et à son frère jumeau le matérialisme effraie ceux qui ont un cœur et qui croient que Dieu nous a réservé cette planète pour vivre ensemble. L’existence est tellement plus fascinante quand nous multiplions les actes d’amour, de solidarité et éviter de nous entretuer comme des bêtes sauvages. La liste des dommages et des préjudices causés par les stupides guerres engagées sans pitié par les sociétés dites démocratiques et développées est effroyable. Autant ! Les conventions internationales édictées par l’ONU doivent repenser leurs principes en accordant la priorité à la vie, le don le plus sacré.

Le militarisme contraste avec les approches qui privilégient les négociations, l’empathie, les perspectives et les volontés de concessions et de compromis. Le rôle des gouvernants devrait consister à utiliser des stratégies pour transformer les films d’horreurs entre les nations en des feuilletons de romance et d’amour.

Rendons un hommage bien mérité au révérend Matin Luther King en souscrivant à son fervent combat contre le « Giant Triplex ». Les négociations et communications respectueuses peuvent assurer un « Win-Win-Game » entre les nations. Les immixtions et les interventions condescendantes sont un poison pour la paix, la stabilité et le développement. À l’Orient et à l’Occident, les gouvernants sont conviés à repenser intelligemment et judicieusement les allocations des ressources humaines et matérielles. MLK nous invite à mettre au premier plan la portée sacrée de la vie humaine peu importe le genre, la culture et la teinte épidermique.

Carly Dollin

carlydollin@gmail.com

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