Après l’assassinat des 6 agents de l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO), par les bandits du gang de Savien, les hors-la-loi s’affirment plus que jamais confortables. Avec l’absence des policiers au Commissariat de Liancourt, ils s’octroient plus de territoires.
À Liancourt, des hommes lourdement armés opèrent, ce mardi, sur la route de Pont-Sondé, rapporte la presse locale. Ils détournent des camions de marchandises, rançonnent des passagers, menacent des usagers de la route reliant Pont-Sondé à Mirebalais.
Dans une totale impunité, les criminels défient l’ordre public, imposent la terreur, constate-t-on. Depuis le drame du 25 janvier, les policiers affectés au Commissariat de Liancourt ont déserté le site. Les appels lancés par les autorités locales afin de rendre fonctionnel le Commissariat demeurent vains. Aucune possibilité de reprendre du service sans la récupération des cadavres des victimes, ont avancé les policiers protestataires.
Parallèlement, les policiers cantonnés aux Gonaïves, à Saint-Marc entament un mouvement de protestation contre la chaine de commandement de la PNH dans l’Artibonite. Ils exigent des sanctions contre les fautifs de la tragédie de Liancourt ayant couté la vie à au moins 6 policiers de l’UDMO.
Dans l’intervalle, les policiers manquent à l’appel dans les rues. Ils promettent de reprendre du service moyennant la récupération des corps pour des hommages dignes.
Hervé Noël
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